Népal : Le bilan dépasse 1 100 morts, une semaine après les crues soudaines
Népal – Une semaine après les crues soudaines qui ont ravagé la région himalayenne, le bilan dépasse désormais les 1 100 morts. Près de 4 000 personnes sont toujours portées disparues. Les recherches sont de plus en plus infructueuses et certaines familles ont commencé déjà à organiser les funérailles de leurs proches.
Une semaine après la catastrophe aux allures de déluge dans la région de l’Himalaya au Népal et qui a ravagé des villages entiers, les familles de nombreux disparus commencent à perdre espoir et ont entrepris d’organiser des cérémonies funéraires symboliques afin de « libérer les âmes » de leurs proches, après plusieurs jours de recherches infructueuses dans les centres d’accueil et les morgues.
Malgré l’ampleur du bilan, les sauveteurs continuent de rechercher d’éventuels survivants. Les opérations se concentrent notamment sur les nombreux tunnels des centrales hydroélectriques de la région, où plusieurs personnes pourraient être piégées.
Les équipes de secours ont retrouvé que des corps, dans des passages largement obstrués par la boue et les débris. Les sauveteurs poursuivent néanmoins leurs opérations, creusant et forant pour tenter d’atteindre les zones encore inaccessibles.
Cette catastrophe relance également les inquiétudes concernant les conséquences du réchauffement climatique dans l’Himalaya. Selon les scientifiques, la région, qui abrite les plus hauts sommets du monde, se réchauffe rapidement à mesure que les températures mondiales augmentent. Cette hausse accélère la fonte des glaciers et pourrait accroître les risques de crues soudaines et d’autres événements extrêmes.
La catastrophe s’est produite il y a une semaine, lorsqu’une gigantesque vague d’eau glaciale, de rochers et de débris a déferlé sur la région frontalière entre la Chine et le Népal.
Selon les autorités, cette vague meurtrière a été provoquée par l’effondrement d’un glacier à haute altitude, entraînant une masse considérable d’eau et de matériaux vers les zones habitées. D’où la récurrente question du réchauffement climatique dans l’Himalaya.
Source: Africanews
Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU
Burkina 24




