Gambie : Face à la colère populaire, le Président promet une amélioration de l’électricité d’ici fin octobre

Confronté à une crise énergétique qui dure depuis plusieurs mois et à de nouvelles manifestations violentes, le président gambien Adama Barrow promet une amélioration de l’approvisionnement en électricité d’ici à fin octobre 2026. Il annonce notamment la mise en service prochaine d’une unité de production de 24 mégawatts et la construction d’une centrale solaire de 50 mégawatts, rapporte Africanews.

Le président gambien Adama Barrow a qualifié, mardi 8 septembre 2026, la crise de l’électricité d’« urgence » et de « problème de sécurité nationale ». Cette déclaration intervient après une nouvelle nuit de manifestations à Banjul et dans plusieurs localités voisines, provoquées par les coupures récurrentes.

Depuis juin, la Gambie fait face à d’importants délestages, pouvant atteindre 48 heures dans certaines zones. La situation est particulièrement difficile en cette période de fortes chaleurs, mettant à rude épreuve les ménages confrontés à des températures élevées et à des interruptions prolongées de l’alimentation électrique.

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Lors d’une visite dans une installation de la National Water and Electricity Corporation (NAWEC) à Brikama, près de la capitale, Adama Barrow a indiqué que le gouvernement était au « stade final » de l’installation d’une nouvelle unité de production de 24 mégawatts.

 « Je ne vous promets pas ce que le gouvernement ne peut pas tenir, mais nous nous engageons à ce que la situation de l’approvisionnement en électricité dans le pays s’améliore d’ici à la fin octobre 2026 », a déclaré le chef de l’État dans une allocution mardi 8 septembre 2026.

Le président a également annoncé l’attribution du contrat pour la construction d’une centrale solaire de 50 mégawatts à Soma. L’entreprise retenue doit prochainement mobiliser les ressources nécessaires au démarrage des travaux.

Reconnaissant l’ampleur de la crise, Adama Barrow a évoqué les conséquences concrètes des coupures sur les familles. « Je sais que les ventilateurs ont cessé de tourner, que les enfants travaillent dans le noir, que les mères jettent de la nourriture avariée et que la chaleur est insupportable, de jour comme de nuit », a-t-il déclaré.

Les dernières manifestations marquent une aggravation de la contestation provoquée par les coupures de courant. À Banjul et dans plusieurs localités voisines, des manifestants ont allumé des incendies, bloqué des axes routiers et scandé « Barrow must go! ».

Dans le quartier de Westfield, à la périphérie de la capitale, la police a fait usage de gaz lacrymogène alors que des manifestants se dirigeaient vers le siège de la NAWEC, principal opérateur gambien dans les secteurs de l’eau et de l’électricité.

Cette mobilisation intervient à quelques mois de l’élection présidentielle prévue en décembre 2026, à laquelle Adama Barrow brigue un troisième mandat. La crise énergétique prend ainsi une dimension politique supplémentaire, dans un contexte de pression croissante sur le gouvernement.

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