Françafrique: Robert Bourgi cite cinq chefs d’État africains auteurs de financements occultes pour la campagne électorale française de 2002
«Par mon intermédiaire», «cinq chefs d’état africains -Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon) ont versé environ 10 millions de dollars pour cette campagne de 2002». C’est en ces termes que l’avocat Robert Bourgi a accusé hier dimanche, Jacques Chirac et son ex-Premier ministre Dominique de Villepin d’avoir perçu de ses mains des sommes en liquide provenant de plusieurs présidences africaines.
Il aurait ainsi collecté par son intermédiaire entre 1997 et 2005 des fonds émanant de chefs d’État africains – Omar Bongo Ondimba (Gabon), Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), Abdoulaye Wade (Sénégal), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Blaise Compaoré (Burkina Faso) et Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire), a précisé Robert Bourgi à France 2.
Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont décidé de déposer plainte pour diffamation contre l’avocat Robert Bourgi, qui les accuse d’avoir reçu des fonds occultes africains.
Le porte parole du gouvernement du Burkina Faso, Alain Edouard Traoré, également ministre de la Communication, a affirmé sur RFI, que « C’est grotesque pour nous. Nous ne nous en occupons pas, nous, Burkina Faso » parlant des déclarations de Robert Bourgi .





