Santé nutritionnelle au Burkina : « Les disparités entre régions s’aggravent » (Anne Vincent)

Santé nutritionnelle au Burkina : « Les disparités entre régions s’aggravent » (Anne Vincent)

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Le ministère de la Santé a ouvert ce jour, 18 décembre 2018 à Ouagadougou sa deuxième session du Conseil national de concertation en nutrition (CNCN).  

Après avoir vu le jour en 2008 par un décret pris en Conseil de ministres, le Conseil national de concertation en nutrition (CNCN), à en croire le ministre de la Santé, Nicolas Meda, se veut un cadre non seulement qui définit les politiques et les stratégies à mener pour améliorer la nutrition des mères et des enfants mais aussi qui fait le point du suivi et l’évaluation des actions menées.   

« La question de l’alimentation et de la nutrition est partagée au niveau du Gouvernement par le secteur de l’agriculture et par le secteur de la santé. Le secteur de l’agriculture s’occupant surtout de fournir tous les aliments que nous devons consommer et le secteur de la santé s’occupant de savoir ce qui se passe  dans le corps quand nous consommons les aliments. Bien sûr, nous travaillons sur la quantité et la qualité pour éviter la malnutrition aigüe et la malnutrition sévère», a indiqué le ministre.

Alors cette deuxième session qui s’est ouverte à Ouagadougou va s’appesantir sur l’état des lieux de la situation nutritionnelle au Burkina Faso et les nouvelles stratégies de mise en œuvre. « Il y a déjà des défis qui ont émergé. Comment développer les interventions nutritionnelles en situation d’insécurité ? Vous êtes tous au courant des régions harcelées alors que ce sont ces régions qui sont à peu près les centres de concentration des problèmes de nutrition. Comment développer des interventions dans ces régions pour éviter que la malnutrition ne s’installe durablement ? Voilà ce que j’attends que le conseil oriente », a laissé entendre Nicolas Meda par rapport à ses attentes à cet atelier du CNCN.

La représentante de l’Unicef au Burkina, Anne Vincent, a confié brièvement sur l’état des lieux en ces termes : « Malheureusement comme vous le savez, 2018 a été une année difficile avec beaucoup d’insécurité alimentaire et je crains que nous ayons des conséquences au niveau de la nutrition. Ce que je puis vous dire et que monsieur le ministre ne vous a pas dit, c’est qu’il y a une légère amélioration mais malheureusement les disparités entre régions s’aggravent. Et ça risque de continuer comme ça si nous ne mettons pas de stratégies nouvelles en place. Inutile de dire que les zones d’insécurité sont les zones où l’aggravation est la plus marquée. Il faut donc voir qu’allons-nous faire tous ensemble pour éviter cela ». Elle a réitéré son engagement à accompagner le Gouvernement en tant que représentante des partenaires techniques et financiers de la nutrition, au regard, dit-elle, des avancées, des résultats satisfaisants engrangés ces dernières années.

C’est en présence de Larlé Naaba Tigré,  nommé « champion national pour la nutrition »,  que le cadre de réflexion a été ouvert à Ouagadougou.

Saga SAWADOGO (stagiaire)

Burkina24

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Rédaction B24

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