SIDA: un taux de prévalence de 1,1% et un besoin de financement de 39 milliards

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Au Burkina Faso le SIDA est à un taux de prévalence de « 1,1% en 2012 »  et a besoin d’un financement de « 39 milliards de francs CFA » pour sa prévention et la prise en charge des personnes affectées. La XIIe session ordinaire du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST (CNLS-IST) s’est penchée, le 7 mai 2013 à Ouagadougou, sur un certain nombre de questions liées à ce mal.

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« La lutte contre le VIH SIDA demeure une priorité nationale » au Burkina Faso, a réaffirmé le premier responsable de ce pays et président du CNLS-IST, Blaise Compaoré. Le Conseil en session a relevé que « le taux de prévalence est de 1,1% » à ce jour. Cette session a permis à tous les acteurs, selon le président Blaise Compaoré, d’évaluer l’ensemble du dispositif qui va de la prévention à la solidarité avec les personnes infectées, affectées et malades du SIDA en passant par la question des antirétroviraux (ARV). Ce choix prioritaire s’explique du fait que « cette pandémie est une grande menace  pour la cohésion sociale des Etats et pour la construction d’une économie durable et forte ».

« Sidathon« , solution de mobilisation de fonds pour la lutte contre le SIDA

Sur la question des ARV, pour 2013, « 39 milliards » restent à mobiliser. Pour ce faire, il a été lancé le Sidathon, une campagne de mobilisation de ressources humaines et financières au profit de la lutte contre le Sida. La spécificité de cette campagne, l’implication du secteur privé au plan national comme les sociétés minières. Ces financements innovants pourraient aider un Etat comme le Burkina où « tout est priorité ».

Pour le ministre de la Santé, Léné Sebgo, passer d’un taux de prévalence de 7% il y a de cela quelques années à 1,1% aujourd’hui est un motif de satisfaction bien que des efforts restent à fournir pour atteindre « 0%  de contagion de SIDA au Burkina Faso ».

Prévention et prise en charge concomitamment

Quant au Secrétaire permanent du CNLS, Dr. Didier Romuald Bakouan, les  voies tracées pour atteindre ce taux de 0% sont : assurer le traitement pour les malades, mettre un accent sur la prévention et surtout un programme ciblé vers la jeunesse parce que c’est elle qui, aujourd’hui, est plus active. Des poches ou des populations clés qui ont un taux de prévalence de près de 23% comme dans le milieu des professionnels du sexe et leurs clients, les routiers et bien d’autres sont également une cible spécifique pour mener des actions intensives afin de réduire et éviter les rebonds.  Il faut donc faire passer toute l’information pour un meilleur comportement. Naturellement aussi, continuer avec la recherche scientifique afin de mieux maîtriser un certain nombre de maladies opportunistes qui aggravent la situation du SIDA. En un mot donc, continuer à la fois « la prévention et la prise en charge ».

Wendyida Germaine KERE

Pour Burkina 24

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2 commentaires

  1. combien sont ceux qui veuillent faire leur test de d?pistage? Ils n’ont cas faire un d?pistage syst?matique et forc? ils vont tomb? ? la renverse. les gens refusent de faire leur test comment voulez vous que la pr?valence ne baisse pas? les ARV rend les gens gros gros le VIH n’effraie plus!

  2. Passer de 7 ? 1,1 pour cent ne signifie pas beaucoup Mr le ministre. Beaucoup de malades sont d?c?d?s, et de nombreux cas sont sous diagnostiqu?s: cela a contribu? ? diminu? la pr?valence de la maladie. Dommage, si on avait l’incidence de la maladie, on aurait jubil? avec vous!

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