Noël 2013 : L’ambiance de la veille à Ouaga

Demain c’est Noël! Et cela se ressent dans la ville de Ouagadougou dont l’ambiance est similaire à celle que l’on peut observer dans une fourmilière tant il grouille de monde. Les gens sont pressés comme s’ils étaient poursuivis ou comme s’ils ne se dépêchent pas, ils risquent de rater un évènement. C’est également une occasion de faire des affaires. Tour dans la ville.

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Une des avenues de Ouagadougou, ce 24 décembre 2013 aux environs de 10h (Ph : B24)
Une des avenues de Ouagadougou, ce 24 décembre 2013 aux environs de 10h (Ph : B24)

Un tour dans les gares de transport dans la matinée de cette veille de Noël, plus de place dans la plupart des compagnies, peu importe la destination, en tout cas pas pour ce même jour. Dans certaines compagnies, il n’y a même plus de place pour la matinée de Noël.

Aux feux tricolores, des policiers mais aussi des Volontaires adjoints de sécurité. Ce sont ces volontaires que l’on peut voir dans leur tenue de couleur violet. De leur fait ou pas, nous avons vu peu d’accident. Même s’il apparait comme s’il y a plus de monde ce jour à Ouagadougou que d’habitude.

Cette affluence est aussi remarquée autour des agences des banques, bondées de Ouagalais qui piaffent de prendre de l’argent pour « gérer la fête ».

Le marché des crèches artificielles

Les crèches artificielles fabriquées au Burkina font face à la concurrence des chinoises (Ph : B24)
Les crèches artificielles fabriquées au Burkina font face à la concurrence des chinoises (Ph : B24)

De par le passé, à l’approche de Noël, les enfants par groupes constitués par affinité, en général de même famille, construisaient des crèches avec de petites briques qu’ils confectionnaient eux-mêmes.

Mais nous avons vu peu de crèches construites. Nous avons alors fait un tour du coté d’une cathédrale où des crèches artificielles sont vendues. Là, le marché est au ralenti, à en croire ceux que l’on y a trouvés. Les crèches dont les prix oscillent entre 2000 et 10 000 FCFA sont fabriquées avec des matériaux qu’ils partent chercher loin, vers la SONABHY pour certains.

La concurrence venue de Chine

Selon les témoignages recueillis, le marché florissait il y a un temps, mais actuellement ces commerçants dont la marchandise se vend une fois l’an, c’est-à-dire durant le mois de décembre en général, font face à la concurrence des crèches artificielles venues «  de la Chine », ont-ils fait comprendre.

Nous nous sommes dit que c’est peut-être la mauvaise qualité des chiffres d’affaire qui les a poussés à nous exiger de l’argent pour les photos prises. Ils ont également demandé de ventiler vite les informations espérant que cela leur attire les faveurs de la clientèle. Pour aussi paradoxal que cela puisse paraitre, les vendeurs de guirlandes et d’arbres de Noël ne se plaignaient pas. Ils disent avoir un peu vendu.

Eviter la « janviose »

Nous avons parlé avec quelques personnes sur comment elles préparent la fête. Pour la plupart, du fait que c’est la fin du mois, c’est gérable.

Certains disent qu’ils feront les calculs après la fête. Toutefois, ils disent faire attention afin que « le mois  le plus long de l’année soit moins long ». Ceux-là veulent être moins affectés par la maladie qu’ils ont baptisé «  la janviose » pour parler de la dèche d’après fête.

En attendant d’arriver là, joyeuse fête de Noël à toutes et à tous !

Dofini BANLO (COLLABORATEUR)

Pour BURKINA 24

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Rédaction B24

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