Formation des cadres de la Police Nationale à Bobo: Mieux outiller la police Nationale pour mettre un terme aux mauvais traitements

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Amnesty International Burkina Faso veut mieux outiller les cadres de la Police Nationale pour que cette corporation s’implique  profondément dans le respect des Droits Humains au Burkina. A cet effet, l’Organisation de défense des Droits de l’Homme a initié, ‘a Bobo Dioulasso un atelier de formation à l’intention de  quinze cadres de la police Nationale dans la région des Hauts-Bassins. 

Photo de famille,  participants et formateur.
Photo de famille, participants et formateur.

Ils étaient quinze cadres de la Police Nationale des  Hauts-Bassins à participer à cet atelier qui est une suite logique du premier tenu en 2013 dont l’objectif était de former des formateurs. Définition des concepts et analyses des instruments et mécanismes de prévention de la torture et des mauvais traitements ; contribution de la Police Nationale à la protection des personnes en situation de détention sont les deux principaux axes de cet atelier qui s’inscrit dans le cadre du Projet Education, Autonomisation Pour la Justice(PEAJ), lancé le 25 octobre 2013 à travers une série de formations sur une initiative d’Amnesty International Burkina Faso.

« Mettre un terme à la torture »

Il s’agit pour Amnesty international  de renforcer les capacités de la police nationale par rapport à la question des droits des personnes en situation de détention et d’examiner avec la polices les procédures et les délais de détention, de discuter avec cette corporation sur les voies et moyens de respecter de respecter les droits des personnes, d’examiner les conditions de détention et surtout de prévenir  toutes les formes de tortures et de mauvais traitements infligés aux personnes en détention. C’est pour cette raison que  la haute hiérarchie de la Police Nationale a été  la cible de cette formation pour servir de relais des connaissances acquises qu’ils doivent à leur tour mettre en pratique. « C’est à l’endroit des commissaires de police, les plus hauts gradés pour la simple raison que ce sont des thèmes délicats qu’il faut quand même  aborder et en passant par la haute hiérarchie on peut avoir la chance d’avoir un impact. On sait à tort ou à raison que quand il y a un détenu quelque soit la raison, il y a des risques de tortures que ce soit au cours de la garde à vue ou pendant l’arrestation. Donc c’est pour s’entendre avec la haute hiérarchie de la police, de voir comment on peut mettre un terme à ce genre de comportement qui arrive et  qui n’est ni bon pour la police elle-même et ni pour les usagers de la police » a déclaré Yves Boukari Traoré, Directeur Exécutif d’Amnesty International Burkina Faso.

Cette formation est la deuxième d’une série de trois sur une longue période et dont la finalité est de mieux préparer la police et la conduire à assumer ses responsabilités en matière de protection des Droits Humains au Burkina Faso. Elle est une également une continuité et s’étend sur une longue période de quatre ans selon le projet, ce qui permettra de disposer des personnes ressources au sein de la police qui pourront dispenser d’autres formations. Un véritable travail de longue haleine ! C’est pourquoi le commissaire principal de la Police de Bobo-Dioulasso Jacob Bicaba soutiendra : « En la matière, il faudra en permanence se rappeler les principes pour se donner tous les moyens de pouvoir les respecter, étant donné la spécificité du domaine. On ne peut pas dire qu’on est toujours outillé pour y faire face».

Selon la loi, en matière de procédure judiciaire, la durée de la garde à vue est de soixante douze heures une fois renouvelable pour une période de quarante-et huit heures.

Yaya KONE,

Pour Burkina 24

There are 5 comments

  1. TU FAIS ERREUR WENDSON.SI CES GSP SE COMPORTAIENT EN FAISEURS DE LOI ILS IIRONT EUX MEME DANS LEURS PROPRE LOCAUX QUE SONT LES PRISONS.

  2. si ces gardes a vue sortent idem de la police, les gardiens de prison les attendent pour leur faire la peau.il faut corriger ces delinquents.

  3. Hello, belle initiative d'Amnesty Burkina pour la promotion des droits humains au Faso. Mais mon cher KONE il faut relire avant de publier votre article un trop de fautes et de r?p?tition.

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