Le 20 septembre pour les élections : Avis de quelques représentants de partis politiques

Les propositions du gouvernement et de la CENI ont été présentées, sous forme de document, aux représentants des partis politiques, ce mardi 13 janvier 2015. Des militants et dirigeants de partis politiques ont donné leur avis sur les différents scénarios proposés.

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Dans le document transmis à la classe politique, le gouvernement a proposé le 20 septembre 2015 pour les élections couplées présidentielles/législatives et le 8 novembre pour les municipales. Outre cela, il ne souhaite pas qu’il y ait un seul jour de plus sur la date butoir du 17 novembre 2015.

Cinq contraintes ont été soulignées par le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité, Auguste Denise Barry, représentant le premier ministre.

Ce sont les contraintes juridiques, les contraintes de délai sans oublier la période hivernale, les contraintes au niveau des ressources financières, contraintes au niveau de la superposition des campagnes électorales et les contraintes quant à la question du niveau même qui permet d’assimiler les opérations de votes.

Le représentant du Mouvement africain pour le peuple (MAP) souhaite des élections couplées présidentielles/législatives au premier tour des élections présidentielles et ensuite des élections couplées présidentielles/municipales au second tour des élections présidentielles.

Scénario jugé « impossible » par Zangré Seydou du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui pense qu’il est idéalement bon de faire la part des choses car une campagne présidentielle diffère bien de celle législative encore moins municipale.

Ce dernier propose des élections couplées présidentielles/législatives et ensuite celles municipales, comme proposé par le gouvernement. Il ajoute qu’il ne faudrait pas penser automatiquement à un second tour aux élections présidentielles.

Le ministre de la sécurité, Auguste Denise Barry, représentant le premier ministre, Chef du Gouvernement lors de la rencontre avec la classe politique.
Le ministre de la sécurité, Auguste Denise Barry, représentant le premier ministre, Chef du Gouvernement lors de la rencontre avec la classe politique.

Doter le Burkina d’un nouveau président avant la fin du mandat de Michel Kafando…

Même son de cloche pour Nestor Bassière de l’UNIR/PS qui pense que « le couplage des présidentielles et des législatives serait la meilleure solution et que les municipales, à ne pas oublier, sont des élections de proximité ».

Nathanaël Ouédraogo de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) dit « faire de cette rencontre, un point de départ pour les différentes tractations en vue d’organiser les élections à venir pour la fin de cette transition ».

Et de rappeler que conformément à la Charte de transition et à la Constitution, le mandat du Président Michel Kafando prend fin le 17 novembre 2015 à minuit.

Il dit également être « favorable au couplage des élections présidentielles/législatives et notamment pour cette date (le 20 septembre 2015 : NDLR), contrairement au 11 octobre ».

Ce qui permet, à son avis, que même s’il y a un 2e tour, le pays soit doté d’un nouveau président avant la fin du mandat du président de la transition.

Par ailleurs, le ministre de la sécurité a trouvé « qu’il n’est pas opportun ni pertinent de parler du vote des Burkinabè de l’étranger, ce matin ». A la prochaine rencontre prévue pour le lundi 19 janvier prochain, toutes ces différentes questions pourront être abordées avec la classe politique.

Noufou KINDO

Burkina24

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Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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2 commentaires

  1. Ce qui est entrain de  »se tramer » au B est historique. Courage pour le 20 date historique

  2. LE CALENDRIER ELECTORAL PROPOSE PAR LE GOUVERNEMENT DE LA TRANSITION EST TRES SALUTAIRE.CELA
    MONTRE LA DETERMINATION DE CE GOUVERNEMENT A DONNER AU PAYS UN NOUVEAU GOUVERNANT.MAIS AUSSI SA DEMARCHE EST APPRECIABLE EN SE CONFORMANT A L'ESPRIT DE LA DEMOCRATIE.CHOSE QUI RESTE,LES CITOYENS BURKINABES DOIVENT S'ACTIVER AFIN D'ACCOMPAGNER LE GOUVERNEMEN DE LA TRANSITION POUR UNE ELECTION HAUTEMENT DIGNE ET INTEGRE.

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