Les OSC anti-exclusion «avaient soutenu la modification de l’article 37»

Après la conférence de presse des OSC anti exclusion, les responsables du Collectif Tous unis pour une transition réussie étaient face aux Hommes de médias dans la soirée de ce mardi 26 mai 2015 à Ouagadougou. Les membres du collectif disent vouloir interpeller l’opinion publique et les gouvernants sur plusieurs aspects de la vie nationale.

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Dès l’entame de la rencontre avec les journalistes, ce 26 mai 2015, Adams Richard Siliga, le coordonnateur du Collectif Tous unis pour une transition réussie a tenu à préciser que la bonne gouvernance se doit d’être une exigence à tous les niveaux.

Ainsi donc, les responsables du Collectif, à l’instar des questions d’ordre politique, pensent qu’il ne faut pas perdre de vue le fonctionnement des autres volets de la vie nationale notamment celui économique.

« Les mêmes entreprises, les personnes qui organisaient la captation des ressources du Burkina pour le clan au pouvoir, continuent d’agir au profit de leurs parrains tapis de l’autre côté de la frontière », a fait savoir le coordonnateur.

Il estime que les problèmes d’électricité, d’eau et des réseaux de téléphonie vont de mal en pis. Il dit également « espérer que le gouvernement prendra des mesures nécessaires pour permettre aux petits de pouvoir se nourrir ».

Les OSC anti exclusion avaient soutenu la modification de l’article 37…

Adams Richard Siliga a expliqué que François Compaoré ne peut pas continuer d’influencer le fonctionnement de la Chambre des métiers et de l’artisanat du Burkina. Aussi, il y a la question de l’élection prochaine du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina.

Le principal animateur de la conférence de presse pense d’ores et déjà que les hommes et femmes d’affaires, « conscients du rôle malsain qu’ils ont joué contre notre économie », doivent s’en écarter. Il a précisé qu’à ce sujet, le collectif n’a pas de candidat et ne soutient aucune candidature encore moins l’éventuelle candidature de Lopez Zongo Safiatou, présidente de l’association pour la promotion de la démocratie et de la participation citoyenne (APDC).

Le coordonnateur du collectif dit être par ailleurs contre une éventuelle prolongation de la transition. Concernant la crise à la SN-SOSUCO, il a réaffirmé la position du Collectif : « La SN-SOSUCO ne doit pas fermer, car il y va de la vie de milliers de Burkinabè et aussi des recettes fiscales pour le trésor public ».

Par rapport au nouveau code électoral, M. Siliga a déclaré ne jamais oublier que les OSC anti exclusion, les mêmes organisations, « avaient soutenu la modification de l’article 37 qui fut rejetée et sanctionnée par le peuple ». Les OSC anti exclusion qu’il qualifie d’ « OSC fictives » n’ont aucun intérêt selon lui, à se montrer comme des « donneurs de leçons ».

En rappel, le Collectif Tous unis pour une transition réussie est une organisation de la société civile portée sur les fonts baptismaux une semaine après l’insurrection populaire et se veut apolitique.

Noufou KINDO

Burkina24

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Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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