Racisme en Inde: Les diplomates africains tirent sur la sonnette d’alarme

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Les agressions contre les communautés noires s’accroissent en  Inde. Une situation qui alarme les représentations diplomatiques des pays africains à New Dehli. Elles ont fait cas mercredi 25 mai 2016 d’Africains vivants dans la capitale indienne « dans un climat persistant de peur et d’insécurité ». Cette alerte fait suite au meurtre d’un professeur congolais dans la capitale.

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Les diplomates de pays africains envisagent déconseiller la venue d’étudiants de leur pays en Inde, si la situation ne s’améliore pas. Et pour cause, un professeur originaire de la République démocratique du Congo, Masunda Kitada Oliver, a succombé le vendredi 20 mai dans la soirée à  des coups de pierres et de briques. Cet assassinat fait suite à une querelle avec un chauffeur de rickshaw.

« Etant donné le climat persistant de peur et d’insécurité à Delhi, les chefs de mission africains n’ont d’autre choix que d’envisager de recommander à leurs gouvernements de ne pas envoyer de nouveaux étudiants en Inde tant que leur sécurité ne sera pas garantie », a dit Alem Tsehage Woldemariam, ambassadeur d’Erythrée et doyen du groupe de diplomates.

« Plusieurs agressions et épisodes de harcèlement d’Africains en Inde sont passés inaperçus, sans poursuites judiciaires sérieuses ni condamnation de leurs auteurs », poursuit-il.
Masunda Kitada Oliver enseignait dans un établissement privé après avoir achevé ses études de troisième cycle.

Rejet du caractère raciste du meutre

Les autorités indiennes, à commencer par la police, ont tout de suite écarté la piste raciste.  Elle a néanmoins procédé à l’arrestation de deux des trois hommes soupçonnés de l’agression mortelle tout en écartant l’intention raciste.

Un communiqué officiel émanant du ministère des affaires étrangères soutient la même thèse. « Des milliers d’étudiants africains poursuivent leurs études en Inde sans problème », peut-on lire dans le communiqué.

Avant Masunda Kitada Oliver, un Nigérian avait trouvé la mort en 2013, tué par une bande dans l’Etat de Goa dans le sud-ouest du pays. A cela s’ajoute l’agression d’une étudiante tanzanienne de 21 ans et de l’incendie de la voiture qu’elle conduisait avec ses amis.

Synthèse de Oui Koueta

Burkina24

Source : lemonde.fr/afrique

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Oui Koueta

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