Procès putsch : Les avocats de la défense se retirent, la séance suspendue

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La séance qui avait été suspendue à 12h 05 a repris vers 13h, le mardi 27 février 2018, à la salle des banquets de Ouaga 2000. Mais les avocats de la défense se sont toujours attaqués à la légalité du tribunal. Une suspension a alors été demandée par le Bâtonnier Mamadou Sawadogo afin de permettre aux conseils d’échanger avec leurs clients.

A la reprise, les visions étaient différentes entre le président du Tribunal et les avocats du Conseil. Seydou Ouédraogo et son conseiller ont pris une ordonnance pour passer outre le principe hiérarchique pour choisir deux juges assesseurs de grade inférieur afin d’étoffer son équipe. Mais de leur côté, les avocats des accusés s’attaquaient à l’existence même du tribunal. « Vous ne devriez pas être là », s’exclame Me Mamadou Sawadogo à l’endroit du tribunal.

Le décret pris portant renouvellement des membres du Tribunal a été publié le 22 février 2018. Selon les textes, le décret entre en vigueur 8 jours francs à partir de la date de publication dans le Journal officiel. Ce qui n’a pas été le cas selon le conseil de la défense. A demi-mot, ils ont demandé au Tribunal de se  conformer aux textes. « Il y a des questions fondamentales sur lesquelles on ne peut pas discuter », a lancé Me Sawadogo.

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Mais de l’avis du président du Tribunal, c’est une fois le Tribunal constitué, avec la désignation des deux juges assesseurs, que la question pourra être débattue. « Ce n’est pas à ce stade qu’il faut apporter ces réponses », soutient-il. Après d’amples échanges où s’y sont mêlés les avocats de la partie civile pour contredire ceux de la défense, ces derniers se sont retirés à 14h 30 pour protester.

La séance a été suspendue cinq (5) minutes après par le président du tribunal vu qu’en matière criminelle, on ne peut pas juger un client sans son avocat. Malgré la situation, les avocats n’ont pas complètement fermé les portes. « Si la situation est régularisée nous repartons » pour le procès, a indiqué Me Yelkouni, un des avocats du général Gilbert Diendéré.

Pour le moment, aucune date de reprise n’a été mentionnée. C’est ainsi que se termine le premier jour de procès. 

Ignace Ismaël NABOLE et Jules Cesar KABORE

Burkina 24

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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