Océane Sawadogo : « La grève ne doit pas constituer le quotidien des travailleurs »

Le Rassemblement patriotique a indiqué que la grève menée par les syndicats du ministère de l’économie et des finances est en train de compromettre le développement du Burkina Faso. Cette Organisation de la société civile (OSC) appelle donc les grévistes à mettre  « immédiatement fin » aux débrayages et aux sit-in. C’était ce jeudi 7 juin 2018 à Ouagadougou.

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Le Rassemblement patriotique tire sur la sonnette d’alarme. Elle appelle le gouvernement à agir avec fermeté pour éviter toute situation économique dramatique au Burkina. Pour ses membres, dont Dick Marcus et Océane Sawadogo, animateurs de la conférence de presse de 7 juin 2018, ces grèves qui se sont transformées en véritable bras de fer entre certains syndicats du ministère de l’économie et des finances et le gouvernement s’apparentent à une prise du pouvoir et leur rappellent l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

« L’Etat perd des milliards chaque jour (tant) que cette situation continue. Le ministre de l’économie et des finances a annoncé que ce mois-ci le salaire des fonctionnaires sera garanti mais les mois à venir, elle ne peut pas en donner l’assurance. C’est suffisamment grave», a indiqué Océane Sawadogo, animateur radio.

L’OSC appelle les grévistes à mettre de l’eau dans leur vin vu la situation dans laquelle se trouve le pays pour lui éviter les affres d’une crise économique profonde.  Ses animateurs citent, entre autres, la famine qui guette une vingtaine de provinces et les moyens insuffisants des forces de défense et de sécurité qui luttent contre le terrorisme. 

Dick Marcus a fait savoir que  le moment ne permet pas de revendiquer. « Il y a un temps pour tout », dit-il. Pour lui, ces grèves seraient acceptables  «si le Burkina baignait dans la paix, dans  un développement où il y a des ressources».

Pour Océane Sawadogo, la grève ne doit pas constituer le quotidien des travailleurs. «La haute juridiction a donné son avis en disant que le sit in est illégal dans notre pays (…). Nous encourageons les syndicats responsables. Mais le syndicalisme ne doit pas devenir une cause de chute du Burkina Faso. La grève ne doit pas constituer le quotidien des travailleurs », commente-t-il.

Irmine KINDA

Burkina24

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