Burkina : Le MENA a transféré  35 milliards de francs CFA aux collectivités en 2018

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Pour une mise en œuvre efficace de la politique de la décentralisation, le Ministère de l’éducation nationale et de l’Alphabétisation ( MENA) effectue un transfert de ressources et de compétences  aux collectivités territoriales. D’où la tenue des « Journées de concertations » entre les acteurs les 12 et 13 octobre 2018 à Bobo-Dioulasso. Elles permettent de trouver des propositions consensuelles aux difficultés liées à la gestion de ce partenariat.

La cérémonie d’ouverture de la 2ème édition des « Journées de concertations entre le MENA et les collectivités territoriales » a été présidée par le Secrétaire d’Etat du Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation (MATD) Alfred Gouba  le vendredi 12 octobre 2018 à Bobo-Dioulasso. Elle réunit les acteurs du MENA,  les maires de communes, les présidents de conseils régionaux  des Hauts-Bassins, des Cascades, de la Boucle du Mouhoun, du Sud-Ouest et du Nord sur la question du transfert de ressources et de compétences à eux faits par le MENA dans le cadre de la décentralisation.

Le MENA a transféré 35 milliards de F CFA aux collectivités

Cette année, le MENA a transféré  35 milliards de francs CFA aux collectivités. « Cela  nécessite que l’on voit comment ces ressources ont été utilisées, quelles sont les difficultés rencontrées par les acteurs dans le cadre de sa gestion et comment elles peuvent être améliorées », explique le Secrétaire d’Etat du MATD Alfred Gouba.

Le Secrétaire général du MENA Kalifa Traoré abonde dans le même sens en précisant que ce cadre de concertation entend d’abord répertorier les difficultés rencontrées par les acteurs  afin de trouver des propositions consensuelles.

« Contrôler la qualité des infrastructures scolaires »

Pour lui,  il ne  il ne s’agit pas juste de transférer des ressources et des compétences  pour croire que les problèmes sont résolus.  « Il y a beaucoup de points d’incompréhension parce que très souvent on a l’impression qu’il y a une confusion de rôles. Et partout, où il y a des difficultés, c’est le MENA qui est tout de suite indexé », explique-t-il. Pour exemple, il cite les problèmes liés à la qualité des infrastructures : « Chacun de nous a  entendu parler des écoles emportées par le vent. Le MENA transfère de l’argent aux  communes pour la réalisation des infrastructures, mais il y a aussi des infrastructures qui sont directement réalisées par le MENA. Il va falloir donc qu’on se donne la main pour qu’il y ait véritablement un contrôle sur la qualité de ces infrastructures », conclut-il.

La concertation sera aussi le lieu d’étudier les autres points liés au transfert des ressources. Comme la gestion des cantines scolaires, la dotation en cartable minimum, la gestion des logements et le fonctionnement des écoles.

Le Vice-président de l’AMBF Bourahima Fabéré Sanou, par ailleurs maire de la commune de Bobo-Dioulasso, se réjouit d’accueillir cette rencontre « parce que les communes rencontrent des difficultés dans la gestion de la commande publique. Et notre collaboration d’avec  le MENA à travers ses services déconcentrés ne permet  pas d’informer le ministère de la situation à temps », fait-il savoir.

Après la rencontre de ces 5 régions à Bobo-Dioulasso, une autre se tiendra à Ouagadougou avec les représentants des autres collectivités du pays en vue d’une amélioration continue dans la mise en œuvre du processus de décentralisation.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

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Rédaction B24

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