La journée nationale de la liberté de la presse 2018 célébrée sous le signe du terrorisme et accès à l’information

Instituée en 1998 dès la création du Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ), chaque 20 octobre est célébrée la journée nationale de la liberté de la presse au Burkina Faso. Cette année, le CNP-NZ célèbre la 20e édition de cette journée sous le signe « terrorisme et accès à l’information ».

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Le Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) a sacrifié à la tradition ce samedi 20 octobre 2018 à Ouagadougou en organisant la 20e édition de la journée nationale de la liberté de la presse.  « Terrorisme et accès à l’information », tel est le thème retenu pour cette année.

Remis Fulgance Dandjinou, ministre en charge de la communication, a fait savoir que la pertinence et l’actualité du thème interpellent à plus d’un titre, au regard du contexte et des défis sécuritaires qui s’imposent au Burkina Faso et à la sous-région. Ainsi, la problématique du traitement d’information liée au terrorisme, se pose avec acuité.

« Le journaliste a, en effet, obligation de fournir des informations vérifiables, dans l’intérêt supérieur du public. Les populations ont fondamentalement le droit à une information exacte et équilibrée, en particulier lorsqu’il est question de leur sécurité et de leur liberté », a-t-il expliqué.

Il a précisé que dans le traitement de l’information sécuritaire le choix des mots est important. A cet effet, le CNP-NZ a organisé un panel-débats afin d’analyser en profondeur, le rôle que les médias doivent jouer dans le traitement de l’information lors des attaques terroristes. Le premier sous thème qui concernait le partage d’expérience dans le traitement et la couverture des événements terroristes et les difficultés d’accès aux sources d’information a été développé par Boukari Ouoba, journaliste au Journal Mutation.

l'ouverture de la journée nationale de la liberté de presse
A l’ouverture de la journée nationale de la liberté de presse 2018

Quant au 2e sous thème en relation avec la gestion de la communication par les FDS dans un contexte de défi sécuritaire, qui devait être animé par un représentant de l’Etat-major Général des armées a décliné l’invitation à la dernière minute. « Alors que se pose effectivement le problème de la capacité du gouvernement et des FDS à apporter la source nécessaire pour que les journalistes puissent avoir les éléments pour faire le traitement de l’information » a déploré Remis Fulgance Dandjinou.

Lire aussi👉 Burkina : « Nous pouvons nous féliciter du rang enviable en matière de la liberté de la presse » (Rémis Dandjinou)

Enfin, le dernier sous thème qui portait sur le regard critique sur le traitement de l’information par les médias burkinabè en situation sécuritaire a été animé par Dr Danielle Bougairé, ex DG de la RTB. 13 décembre 1998-13 décembre 2018. Cela fait 20 ans que le journaliste Norbert Zongo et ses compagnons ont été assassinés.

En prélude à cette commémoration, le CNP-NZ lance une campagne pour interpeller la justice sur la lenteur que connait le traitement du dossier judiciaire. « Nous estimons que 20 ans sans justice, c’est trop! Il est temps que la justice passe à une vitesse supérieure afin que la justice puisse être rendue pour qu’il reposer enfin en paix », a déclaré Boureima Ouédraogo, président du comité de pilotage CNP-NZ à l’ouverture de la journée nationale de la liberté de presse.

Jules César KABORE

Burkina 24

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