La CAN, le Cameroun et le football : « Nous devons apprendre à nous remettre en question »

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Yves Sawadogo, dans cette analyse, se prononce sur la situation du Cameroun qui ne pourra pas organiser la CAN 2019.

Au-delà de la décision de la CAF de décaler les CAN 2019, 2021 et 2023 (elle en a été contrainte ) ;  je voudrais juste attirer l’attention de ceux qui font dans l’émotion , que nous devons apprendre à nous remettre en question. En très peu de choses, on est sérieux.

Si on parle du Maroc, de l’Afrique du sud pour la CAN 2019, c’est parce qu’ils n’ont pas attendu l’attribution d’une compétition pour se doter d’infrastructures. Ils ont anticipé, ils ont travaillé. Que font les autres ?

Je m’étonne qu’à l’échelle de tout un  pays, on ne soit pas capable de tenir un programme mis en place  depuis 4 ans. On a toujours d’autres préoccupations…

Chez nous, on ne réagit que face aux urgences et à la moindre difficulté,  on rejette  la faute sur les autres, toujours à  la recherche du parfait bouc émissaire. On est  incapable de se remettre en cause et de tirer les bonnes leçons des  situations complexes dans lesquelles on s’invite nous-mêmes par manque de vision.

Le sport est aujourd’hui un enjeu politique et le sera davantage dans un avenir proche.

La CAN,  pour ceux qui ne comprennent pas bien les choses, n’est pas une question forcément  de la CAF, mais relève  d’une volonté politique à l’accueillir en collaboration avec l’instance  faîtière du football de notre continent.

Pour l’instant, je m’arrête là.

Yves SAWADOGO

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