FESPACO 2019 : De bonnes nouvelles de Paris à Bruxelles

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La délégation du FESPACO avec à sa tête Abdoul Karim Sango a  sacrifié à la tradition en effectuant le déplacement en Europe à la rencontre des partenaires et des artistes de la diaspora. De Paris à Bruxelles, du 15 au 19 janvier 2019, la délégation a animé des conférences et a été reçue en audience. « Bon accueil » et « bilan satisfaisant » pour elle en fin de mission.

Paris, ville à forte concentration d’artistes africains et de la diaspora et Bruxelles, le siège des institutions européennes qui contribuent au financement du développement et de la culture, cette campagne de communication ne saurait pour le délégué général, Ardiouma Soma, manquer à la préparation de l’évènement.

Il s’est réjoui par ailleurs de la forte mobilisation, du «bon accueil » qui leur a été réservé et particulièrement de la présence des doyens du cinéma et artistes musiciens aux côtés des plus jeunes. «Ce qui nous rassure, dit-il, tous ont assuré leur disponibilité, ce qui nous rassure que Ouagadougou 2019 va être la rencontre des générations, de la transmission des savoirs ».

Ils ont aussi eu le quitus des partenaires quant au soutien tant financièrement que techniquement à l’évènement, notamment de l’OIF, le centre national français, l’UNESCO, Africalia, Wallonie Bruxelles.

Selon toujours le délégué général, «ils ont confirmé que s’ils ne font pas mieux ils ne feront pas moins qu’aux éditions passées et assurer de leur présence pour faire de Ouaga l’espace du dialogue interculturel, l’espace de résistance à partir du cinéma ».

Que de bonnes nouvelles de Paris à Bruxelles

 L’OIF donne confirmation d’un appui financier plus important que dans le passé, un montant qui ne sera dévoilé qu’à la signature de la convention. En plus de l’Union européenne, il faut compter la fédération Wallonie Bruxelles qui sera présente avec un montant compris entre 13 et 15 millions de F CFA.

Depuis quelques années, le FESPACO sait compter sur des organisations sous régionales l’UEMOA, la CEDEAO, l’Union Africaine. Des réflexions sont en cours pour amener les privés à financer le cinéma, notamment Royal Air Maroc, l’Office chérifien du phosphate.

Le budget final devrait être adopté en mi-février, foi du délégué. A noter que l’Etat burkinabè, lui, double le budget alloué à cette édition, soit 1 milliard de F CFA.

La délégation avait aussi un autre défi à relever, celui de réunir les archives. Toutes les dispositions ont été prises pour cela, selon Abdoul Karim Sango qui a rencontré son homologue français à ce sujet.

Du côté de la Belgique, le directeur de la cinémathèque royale  a pris l’engagement d’ouvrir ses archives sans condition, des photos, des affiches et des films pour l’occasion.

« Ce que nous savons, ce que nous avons, dit Nicolas Mazzanti, seront à la disposition du FESPACO pour cette occasion, à l’avenir et sans condition. Avec ce que l’Europe a fait en Afrique, la dernière chose que l’Europe peut faire, c’est poser des conditions, l’Europe donne et silence… Nous avons beaucoup de films africains. Il faut juste garantir qu’ils ne seront pas en danger et qu’ils seront mis à disposition avec grand plaisir ».

Revelyn SOME

Burkina24

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