Armée de terre : Le Colonel Bationo Gilles aux commandes

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Instructeur commando, le colonel Bationo Gilles, nouveau commandant de l’armée de terre,  ne vient pas en « messie ». Pour autant il ne doute nullement pas des « capacités » des troupes engagées sur le front à ramener la quiétude. En plus de ses hommes « aguerris », il en attend autant de ses compatriotes en termes d’apport sur le chemin de l’édification d’un Burkina Faso de paix et de prospérité.

Commandant de la première région militaire et commandant du secteur Nord (Kaya) avant sa nomination le 7 février dernier, sa renommée le précède. Du chamboulement intervenu à la tête du commandement militaire, son nom et son image ont été retenus par ses compatriotes. Le premier bataillon Badenya (fraternité) à voler au secours des frères et sœurs du Mali en janvier 2013 était sous son commandement. Le colonel Bationo remplace le colonel-major Traoré Léon, nommé à ce poste en avril 2017.

Son prédécesseur  dit connaître « très bien » son « jeune frère » d’armes avec son « potentiel ».  « Je sais qu’il en est capable », a déclaré le colonel-major Traoré Léon. Pour cela, il commande à ses anciens collaborateurs de l’infanterie d’apporter au nouveau chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT) le même soutien dont il a bénéficié pour les besoins de la défense de la patrie.

Ancien commandant du groupement des unités spéciales (1996-1999), chef de corps du Régiment d’infanterie commando (RPC) puis du 25ème RPC, instructeur commando et des techniques d’interventions anti-terroristes apprises notamment en Allemagne (Centre européen d’études en sécurité, centre Georges C. Marshall à Garmisch), aux Etats-Unis (Floride), France (GIGN),  la priorité qui est de « ramener la quiétude à nos populations » n’est pas inconnue du colonel Bationo qui vient apporter sa pierre aussi à l’édification de la paix au Burkina Faso.

Nomination bien accueillie

Les échos du retentissement de sa nomination lui sont parvenus. « Cela m’a rendu encore plus lucide pour savoir que je ne suis pas un Messie », dit-il. Parce que « le travail ne se fera pas seul », le nouveau CEMAT se tourne vers ses hommes « aguerris déjà déployés » sur le terrain et pour qui il a une pensée en ce jour de prise de commandement. Et pas uniquement. « C’est avec la population et avec les hommes qui sont sur le terrain. Je sais de quoi ils sont capables et qu’est-ce qu’ils subissent », dit-il. Aux troupes sur le front, il leur demande de « consolider les acquis »  et à « redoubler d’efforts » pour tenir et remporter la guerre.

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