Togo : Arrivé deuxième à la présidentielle, Agbéyomé Kodjo conteste toujours les résultats

Agbéyomé Kodjo n’admet toujours pas les résultats provisoires proclamés dans la nuit du 23 février 2020 par la Commission électorale nationale indépendante. Selon les conclusions de l’instance électorale, il est arrivé en deuxième position avec 18,37% derrière le président sortant Faure Gnassingbé réélu dès le premier tour avec 72,36% des voix avec un taux de participation est de 76,63%.

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Dès la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans la nuit du 23 au 24 février 2020, Agbéyomé Kodjo avait en réaction demandé à Faure Gnassingbé d’accepter sa défaite.

« Sur l’ensemble du territoire national, les électrices et électeurs ont voté massivement en ma faveur, a affirmé le principal adversaire de Faure Gnassingbé. Au regard des résultats que nous avons compilés à travers les procès-verbaux en notre possession, nous avons gagné cette élection présidentielle du 22 février 2020 au premier tour, avec un score oscillant entre 57% et 61%. À l’instant même, je suis le président de la République démocratiquement élu et je m’engage à former un gouvernement inclusif dès les premiers jours».

Agbéyomé Kodjo a poursuivi en félicitant « Faure Gnassingbé, qui devient le premier ancien président de la République vivant dans l’Histoire » et l’a appelé « à un sursaut patriotique afin que le transfert du pouvoir puisse se faire dans les règles de l’art et de manière pacifique ».

Ce mardi 25 Février 2020, aux côtés de son principal soutien Mgr Philippe Kpodzro, Gabriel Agbéyomé Kodjo a réaffirmé sa détermination à ne pas laisser passer « la farce » de la présidentielle togolaise. Le prélat très incisif a lancé un appel à la population les invitant à se réveiller. « Faisons une grande manifestation. N’ayez pas peur des fusils, réveillons-nous et manifestons notre volonté de changer », a-t-il invité.

L’ancien archevêque de Lomé a donc invité les populations à descendre dans la rue le 29 février pour une grande manifestation.

En réponse à cette annonce, Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique, a indiqué que la période électorale étant caduque, « toutes manifestations sur les places publiques doivent scrupuleusement s’inscrire dans le régime des manifestations pacifiques publiques. Et nul n’est censé ignorer la loi. Aussi bien monsieur Agbéyomé Kodjo que l’archevêque émérite connaissent le régime des manifestations publiques », a-t-il averti.

Gabriel Agbéyomé Kodjo a annoncé son intention de déposer un recours à la Cour constitutionnelle.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU
Burkina24
Source : RFI

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