PACAO : La première cohorte prête à améliorer la qualité des huiles alimentaires

Le Président de l’Association burkinabè pour le management de la qualité (ABMAQ), Alexandre Sanfo, a présidé la cérémonie officielle de clôture de la formation de la première cohorte des six huileries bénéficiaires du Programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest (PACAO) le mardi 29 juin 2021 à Bobo-Dioulasso. Pour les participants, les outils reçus permettront d’améliorer la qualité de leurs produits.

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C’est une cohorte de six huileries de la ville de Bobo-Dioulasso qui a bouclé sa formation en « Leadership et management de la qualité » grâce au soutien du Programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest (PACAO). Cette première cohorte sera ensuite succédée par deux autres pour prendre en compte les 20 huileries bénéficiaires de ce programme régional qui couvre les 15 pays de la CEDEAO et la Mauritanie.

Des rudiments pour se positionner

La formation qui a débuté en novembre 2020 a permis aux participants de maitriser certains outils comme le Lean Management et le 5 S KAIZEN. Des techniques de gestion pratique qui permettent d’améliorer la qualité tout en réduisant les coûts. Mais tout ne s’arrête pas dans la salle de formation.

Après cette phase théorique, « il y aura des visites d’entreprises pour vérifier si les connaissances acquises sont pratiquées et capitalisées », a indiqué le président de l’Association burkinabè pour le management de la qualité (ABMAQ), Alexandre Sanfo.

Pour lui, cette formation qui intervient dans un contexte de crises sécuritaire et sanitaire explique l’engagement du Burkina et de ses partenaires à accompagner les entreprises dans leur dynamique de résistance.

« Nous sommes dans un environnement assez compétitif où chaque pays doit démontrer la qualité de son produit. Avec cette formation, les acteurs de l’huilerie disposent des rudiments nécessaires pour mieux améliorer la qualité de leurs produits et se positionner sur le marché burkinabè et aussi à l’extérieur du pays. Seulement, il faut y croire à l’image des USA et l’Asie », a-t-il illustré.

Economiser en temps et en argent

Le représentant de l’huilerie, Watan Naïm Tarek, a salué la pertinence de ce programme qui permet de gagner en temps et en argent. « L’application de la discipline permet de savoir qui doit faire quoi. L’exécution des tâches devient instinctive et crée une fluidité au niveau de la chaine de travail. On économise donc en temps et en énergie », a-t-il dit.

Avec l’assouplissement des autres facteurs de production, cette amélioration de la qualité pourrait susciter une baisse de prix sur le coup de l’huile alimentaire dont le bidon de 20 litres est actuellement vendu à 14.500 francs CFA.

Ces résultats et témoignages des bénéficiaires rassurent à plus d’un titre le chargé des opérations et de suivi-évaluation du Programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest au Burkina Faso, Saidou Didier Lonfo. « On avait besoin de mieux sensibiliser les dirigeants afin qu’ils puissent organiser les équipes pour assurer la qualité que requiert le secteur agroalimentaire », a-t-il expliqué.

En rappel, le PACAO est une initiative de l’Union européenne avec à l’appui, un financement de 4.500. 000.000 de francs CFA en sus d’une contribution de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI/BF) à hauteur de 500 millions de Francs CFA. Soit un budget total de 5 milliards de Francs CFA. Au Burkina, cible trois filières porteuses sont ciblées à savoir la filière de l’huilerie, du miel et de l’énergie solaire. Sa mise en œuvre est assurée par la CCI/BF en partenariat avec 11 structures dont l’ABMAQ.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

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