Insalubrité à Ouagadougou : « Le pollueur doit être le payeur » (Armand Béouindé)

Le conseil municipal de la mairie de Ouagadougou a tenu sa troisième session ordinaire de l’année ce mercredi 25 août 2021 à Ouagadougou. La session était consacrée essentiellement à l’examen, l’adoption et la délibération des projets de la commune.

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L’exercice a concerné plusieurs examens et adoptions des projets municipaux. Il s’agit, entre autres, de l’examen et l’adoption du procès-verbal de la deuxième session ordinaire du municipal du 1er juin 2021.

L’examen et l’adoption du projet de délibération portant fixation de tarifs pour l’enlèvement et la destruction des déchets par les structures communales à la demande des producteurs dans la commune de Ouagadougou.

Et  l’examen et l’adoption du projet de délibération portant fixation des amendes de police relatives aux atteintes à l’hygiène et à la salubrité publique dans la commune de Ouagadougou.

Armand Pierre Béouindé, maire de la commune de Ouagadougou, est revenu sur certains points qui ont fait l’objet des délibérations lors de la session. Il a cité entre autres le projet portant fixation de tarifs pour l’enlèvement et la destruction des déchets par les structures communales à la demande des producteurs dans la commune de Ouagadougou.

« Vous savez qu’à Ouagadougou, il y a beaucoup d’entreprises qui produisent des déchets, et qui souvent n’ont pas les moyens pour les enlever, ou bien qui ne peuvent pas s’abonner à un service qui les enlève pour aller les détruire ou les enfouir « , a-t-il laissé entendre.

Le prix aux meilleures associations 

Il a révélé que le plus souvent, la commune est sollicitée pour l’évacuation de ces déchets. Ce, dans les services publics que privés. Jusque-là, elle ne dispose pas d’une base légale pour facturer ce service, selon le maire.

« Il a fallu que les conseillers réfléchissent sur le tarif qui pouvait être appliqué. Cela va nous permettre maintenant de pouvoir agir en tenant compte d’un texte qui existe au lieu de travailler à la louche« , a-t-il argumenté. Également, le conseil municipal a délibéré sur le prix qui doit être décerné aux meilleurs associations qui œuvrent à travers la ville.

« Comme vous le savez, nous avons fait de la participation citoyenne, un pilier fort de la gouvernance municipale. Ça veut dire que nous comptons sur les associations qui sont dans les arrondissements, les secteurs et les quartiers pour porter le développement de la communauté. Parce que ce sont elles qui sont les plus proches possibles des populations, et qui initient et qui vivent les conditions dans les quartiers« , a-t-il avancé.

Pour Armand Pierre Béouindé, il y a des associations qui se distinguent par des initiatives porteuses et qui méritent d’être encouragées. Selon lui, il faut que l’ensemble des conseillers municipaux s’accordent sur comment les encourager et quel prix peut être donné pour les stimuler à poursuivre leurs actions.

Une coopérative de financement 

Les conseillers municipaux ont aussi tablé sur une autorisation qui porte l’adhésion de la ville de Ouagadougou à l’agence territoriale africaine créée en 2019, et dont la ville est membre.

« C’est une coopérative de financement à laquelle la ville de Ouagadougou va adhérer. Et cette coopérative de financement sur le plan international va lever des financements pour doter des collectivités de moyens d’équipements que ce soit en matière de salubrité ou d’équipements sociaux tels scolaires« , a signifié Armand Pierre Béouindé.

Le conseil municipal s’est également penché sur les amendes forfaitaires appliquées à tous ceux qui sont à la base des nuisances au niveau hygiénique et sanitaire.

« Comme vous le savez, à Ouagadougou, la ville est polluée. Il y a beaucoup de saletés qui sont produites par les citoyens. Mais comme on le dit, le pollueur doit être le payeur. Celui qui produit les saletés doit pouvoir les assumer. Malgré les sensibilisations et éducations dans les écoles, cela perdure. Donc nous avons dit, il faut quand même sanctionner. Pour sanctionner, il faut que nous arrêtons des amendes que nous pouvons appliquer à des gens par exemple qui connectent leurs douches aux caniveaux publics et à des gens qui jettent leurs ordures dans la rue« , a-t-il déclaré.

Le conseil a enfin statué sur les nuisances olfactives où certains citoyens maladroits vident leurs WC pendant qu’il pleut. Un phénomène fréquent à Ouagadougou.

« Toutes ces personnes-là, d’accord on les sensibilise mais il faut les mettre une amende pour qu’elles sachent que ça touche leurs poches. Et si vous touchez à la poche des gens, ça leur parle plus que quand vous leur parlez à l’oreille« , a-t-il martelé. Les grandes orientations du budget municipal pour l’exercice 2022 ont été présentées aux conseillers à cet effet.

Willy SAGBE
Burkina 24

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