Lutte syndicale au Burkina Faso : La CGT-B outille les femmes militantes

La Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B) a organisé un séminaire de formation à l’endroit des femmes militantes. La formation a duré 48 heures et a permis aux femmes de s’outiller sur le combat syndical et sur leur rôle dans les luttes. La clôture du séminaire est intervenue ce samedi 18 septembre 2021 à Ouagadougou. 

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Renforcer les capacités des femmes dans la lutte syndicale, c’est l’objectif qui a conduit la Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B) à initier la présente session de formation. Selon Bassolma Bazié, secrétaire général de la CGT-B, cette activité s’inscrit dans le cadre du déroulement des activités de la confédération. Selon ses propos, la centrale « a fait de l’implication des jeunes et des femmes une orientation importante ».

Pour lui, cette activité ambitionne aussi montrer cette politique au sein de la confédération. Durant deux jours, des femmes venues des différentes structures et régions syndicales du Burkina Faso se sont outillés sur deux thèmes, tous en rapport avec la lutte syndicale. 

« L’objectif général de ce séminaire à travers ces deux thèmes a été de contribuer à élever le niveau de conscience politique et syndicale des femmes militantes pour plus d’engagement dans le syndicalisme », a indiqué Bassolma Bazié.

Des femmes « motivées »

A travers de telles activités, la CGT-B veut pousser les femmes à prendre des responsabilités dans les structures dirigeantes de la centrale. Et ce, pour une meilleure compréhension du « syndicalisme révolutionnaire de lutte de classes ».

C’est donc un secrétaire général satisfait qui a conclu les travaux du séminaire car dit-il, « je ne doute point que les comités féminins de nos structures ont été bien outillés pour défendre les droits des travailleurs ».

Du coté des femmes, l’on salue la tenue de ce séminaire. Selon Sophie Nikièma,  secrétaire adjointe chargée  des questions de la femme au sein du bureau national confédéral de la CGT-B, ces deux jours de séminaire ont « suscité un réveil de conscience au niveau de nos militantes ». Ce sont donc des femmes « motivées » qui vont regagner leurs bases respectives après cette formation. Sur l’engagement syndical des femmes, Sophie Nikièma s’est dite « satisfaite ».

« Si on compare l’engagement des femmes de nos jours à celui d’avant, je peux dire que je suis très satisfaite », a-t-elle dit. Cependant, elle a affirmé que des défis restent à relever afin d’atteindre les objectifs visés.

En guise d’information, il faut retenir que le présent séminaire national des femmes s’est tenu en partenariat avec la fondation « Rosa-Luxemburg ».

Basile SAMA

Burkina 24

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