2e congrès du SYNAFI : « Les élections sont des outils de l’impérialisme » (Mohamed Savadogo)

Le Syndicat National des Agents des Finances (SYNAFI) tient son deuxième congrès ordinaire les 19 et 20 novembre 2021, à Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce vendredi 19 novembre 2021.

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Deuxième du genre, le congrès du Syndicat National des Agents des Finances (SYNAFI) qui se tient du 19 au 20 novembre 2021, a marqué un accent particulier sur la crise sécuritaire du pays. En ce sens, le secrétaire général du SYNAFI, Mohamed Savadogo pense donc que le pays est assiégé au regard des nombreuses attaques qui sévissent le Burkina Faso.

« Le pays est assiégé de toute part. Chaque jour que Dieu fait, nous avons des attaques terroristes et des morts d’hommes ; nous avons l’affaire d’INATA, où nous avons des gendarmes qui ont été, si je peux le dire, massacrés parce que tout simplement ils n’avaient pas le minimum. On se dit qu’en tant qu’individus, le minimum d’abord c’est de se nourrir.

Avant, nous avons vu ça sur les réseaux sociaux, mais le président du Faso lui-même est sorti et il a dit clairement que nos militaires, nos gendarmes n’avaient pas de nourriture à manger. Comment des personnes qui doivent aller défendre toute une patrie et ne serait-ce que la nourriture, ils n’ont pas à manger, c’est vraiment déplorable et c’est de l’irresponsabilité qu’on peut dire sur cette question », a-t-il déploré.

« Ce n’est pas la question des élections qui peut nous sortir du gouffre »

Face à cela, Mohamed Savadogo invite la population à s’armer de courage et de détermination pour trouver des solutions idoines. Et affirme qu’il faut une solution définitive, qui est « l’organisation des peuples, c’est l’organisation un peu des travailleurs de toute la masse au niveau du pays, pour qu’on puisse véritablement aller vers une révolution réelle qui va amener tout le changement qu’il faut », a-t-il souhaité.

En effet, il soutient que le changement dont prône la population n’est pas seulement basé sur les élections. « Vous avez vu les questions des élections, quand nous avons dit pendant les élections que nous n’étions pas partant pour les élections, les gens nous ont taxé de tout. Voilà aujourd’hui, on a fait les élections on a eu quelqu’un mais est-ce que cette personne arrive à trouver la solution pour nous ? », s’est-il interrogé.

Il ajoute que « ce n’est pas la question des élections qui peut nous sortir du gouffre, parce que les élections, comme on le dit, sont des outils de l’impérialisme ».

« Pour nous, le terrorisme dans la sous-région est une marque déposée de l’impérialisme »

Parlant de la question de l’impérialisme, Bassolma Bazié, Secrétaire General de la CGT-B, présent à ce congrès en a fait son maitre-mot. « La question légitime que se posent de nombreux observateurs est de savoir qui soutient le terrorisme.

Pour nous, le terrorisme dans la sous-région est une marque déposée de l’impérialisme. Les puissances impérialistes l’ont inventé et l’utilisent à leur guise. Tantôt pour justifier la présence de leurs bases militaires, tantôt pour affaiblir les États afin de faire main basse sur les nombreuses ressources naturelles des territoires concernés, très convoitées par les différentes puissances impérialistes », a déclaré Bassolma Bazie.

Par ailleurs, ce deuxième congrès extraordinaire du SYNAFI, va s’appesantir sur les statuts et règlements intérieurs, et le renforcement des compétences du syndicat, pour mieux outiller les membres à porter les revendications et préoccupations des travailleurs notamment du ministère de l’économie et des finances. Ouvert ce 19 novembre, ce congrès refermera ses portes le samedi 20 novembre 2021 à Ouagadougou.

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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