Film « Première république » de Tahirou Tasséré Ouédraogo : « Même un paysan peut être président »

Le marché cinématographique burkinabè a connu l’entrée en scène d’un nouveau film long métrage, ce lundi 13 décembre 2021.  «  Première république » du réalisateur Tahirou Tasséré Ouédraogo, ainsi lancé est une caricature, durant environ 1h20 minutes de temps,  du passage de la gouvernance traditionnelle dans les sociétés africaines à la démocratie et cela contre vents et marées des différents coups bas des candidats en lice.

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« Première république »  est l’histoire d’un roi qui après plusieurs années de règne dans la «  monarchie  » décide, pour des raisons de santé et de la révolte du peuple,  de remettre le pouvoir à un président démocratiquement élu laissant place aux campagnes politiques. Des coups bas aux différentes festivités mises en place,  pour obtenir des voix dans les différents partis, c’est le parti le plus démuni en l’occurrence celui de Jean Baptiste Dembélé, alias  Nonsyamba qui remporte ces  premières élections démocratiques de la république.

Pour Nonsyamba, il a excepté de jouer ce rôle pour la pertinence de l’idée véhiculée. « L’Afrique a besoin des hommes, qui même s’ils n’ont pas fait l’école, soient capables de réincarner nos aspirations. C’est mon premier rôle et je remercie le réalisateur pour m’avoir associé à cette cause. Je pense que l’Afrique a plus besoin des gens qui sont capables de faire valoir nos aspirations que des gens qui prennent l’argent pour investir dans la politique, pour acheter les gens », a-t-il ajouté.

Selon le réalisateur du films, Tahirou Tasséré Ouédraogo, l’idée même du film, c’est de réveiller les consciences de la population face aux politiques qui tendent à minimiser le devoir patriotique au détriment de l’argent utilisé pour l’achat de consciences.

« J’ai fait ce film pour dire au monde entier que pour avancer, il faut qu’on laisse tomber la monarchie au détriment de la démocratie. Si vous regardez au Liberia, il y a 24 ans de cela, quand Johnson prenait le pouvoir il n’était que sergent devant des généraux et il a ramené la démocratie. C’est ce que je veux relater par ce film. Ce que je veux faire savoir, c’est que même un paysan peut être président s’il véhicule la bonne stratégie. Il faut que le message prime », a-t-il dit.

Aminata Balima, venue suivre ce film, a déclaré qu’il est un pur délice,  de par le message qu’il véhicule, mais aussi du fait qu’il soit 100% burkinabè. «On se sent en fait dedans, ce n’est pas sorti d’ailleurs car c’est fait par nos acteurs. En matière de suggestions, je n’ai rien à ajouter car ce film est un pur délice et ça peut accrocher », a-t-elle manifesté.

Tahirou Tasséré Ouédraogo

Ainsi dit, le rendez-vous est pris pour les projections dans les salles de ciné mais également dans différentes chaînes de télévision du Burkina Faso et internationales selon le réalisateur.

Abdoul Gani BARRY

Burkina24

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