Covid-19 : L’appel à vaccination du Pr Charlemagne Ouédraogo entendu par le secteur privé

Le ministre de la santé, de l’hygiène publique et du bien-être, Pr Charlemagne Ouédraogo, a rencontré les « détenteurs d’enjeux » ce lundi 17 janvier 2022, au siège de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-BF), à Ouagadougou. S’inscrivant dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, cette visite aura permis de faire un plaidoyer autour de la vaccination et d’appeler à plus d’investissement dans le secteur de la santé. 

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A la rencontre des « détenteurs d’enjeux », comme il a appelé le secteur privé, le Pr Charlemagne Ouédraogo a d’emblée situé le contexte de sa visite. « Depuis le mois de septembre (2021, ndlr) nous vivons une troisième vague. Cette troisième vague a amené le ministère de la santé à relancer un nouveau dynamisme dans la lutte contre le Covid-19 au Burkina Faso. Dans ce repositionnement, nous avons souhaité rencontrer l’ensemble des détenteurs de la vie publique, de la vie des affaires et on ne pouvait pas contourner la Chambre de commerce », a-t-il indiqué.

« Ceux qui ont déjà fait le Covid ne sont pas dispensés de la vaccination », le ministre de la santé, Pr Charlemagne Ouédraogo.

Il leur a ensuite fait savoir l’attente du ministère de la santé. « C’est pour cela que nous avons fait le déplacement ce matin pour demander de nouveau votre accompagnement afin que vous-mêmes et vos collaborateurs au niveau des entreprises, vous puissiez faire respecter les mesures barrières en vigueur, mais aussi que chacun puisse œuvrer individuellement et collectivement pour obtenir un engagement dans la vaccination », a-t-il dit.

Pour montrer l’importance de la vaccination dans ledit contexte, il s’est appuyé sur la situation épidémiologique de septembre 2021 à la date d’aujourd’hui, en regardant particulièrement « les formes graves ».

« Sur les quatre derniers mois, nous avons eu environ 462 personnes admises en réanimation dans nos différents hôpitaux. Sur ces personnes, il n’y avait eu que deux personnes vaccinées contre le covid. C’est dire que celles qui n’ont pas été vaccinées ont eu plus de difficultés que celles qui ont été vaccinées », a-t-il présenté. 

Se vacciner, a-t-il alors affirmé, ne vous empêche pas de faire le covid, mais se vacciner vous permet d’éviter les formes graves de covid ou d’en mourir. « La dernière semaine épidémiologique de l’année (fin décembre 2021), nous avons enregistré en une semaine 1005 cas de covid. Et, en une semaine, nous avons enregistré 15 décès dus au covid ; sur ces 15 décès, aucun n’était vacciné », a-t-il poursuivi avant de réitérer : « Il y a plus de bien en faisant la vaccination que de mal ».

« Si nous voulons réduire la cherté de vie au Burkina Faso, nous devons travailler pour que chacun puisse adhérer à la lutte contre le covid. Le Burkina a fait le bon choix, c’est le choix de la vaccination. Nous avons été presque les derniers parce que nous avons analysé tous les contours avant de décider de faire venir la vaccination et de nous y engager.

Nous souhaitons que vous puissiez continuer à faire confiance au gouvernement, qui a fait le bon choix et le meilleur choix pour protéger la population contre la pandémie du Covid-19 en adhérant à la vaccination contre cette maladie », a plaidé le ministre de la santé.

Cette rencontre avec le secteur privé a été l’occasion pour Charlemagne Ouédraogo d’inviter les investisseurs privés à investir dans le secteur de la santé. « Au-delà de cette question de covid, je saisis l’opportunité également pour demander votre accompagnement dans les investissements dans le secteur de la santé », a-t-il invité, rappelant du même coup la possibilité d’investissement dans le secteur, au travers de la loi votée au parlement en 2019.

Il a par ailleurs répondu que la troisième dose (de vaccination, ndlr) n’est pas d’actualité au Burkina, car l’important aujourd’hui c’est d’atteindre un taux vaccinal de 70% de la population générale d’ici décembre 2022. « Ceux qui ont déjà fait le Covid ne sont pas dispensés de la vaccination », a-t-il de même informé.

Idrissa Nassa, premier Vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-BF), a fait des suggestions.

Le premier Vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-BF), Idrissa Nassa, a rassuré de l’engagement du secteur privé à soutenir la politique du gouvernement et du ministère de la santé.

Il a aussi suggéré que le ministère de la santé « initie des messages de démenti des Fake news » et que « l’Etat prenne des dispositions pour mettre en place un hôpital de référence », qui peut se construire en deux ans. Pour cette dernière suggestion, si elle venait à être prise en compte et mise en œuvre, M. Nassa rassure de l’accompagnement du secteur privé.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina24

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Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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