Burkina : Plaidoyer pour l’enregistrement continu des naissances au sein des déplacés internes

Le Ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité avec le soutien du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a organisé un atelier de renforcement des capacités sur la problématique de l’apatridie au Burkina Faso. Ledit atelier qui s’est tenu les 9 et 10 mars 2022 à Ouagadougou a réuni près de 40 acteurs composés de secrétaires généraux, des représentants de mairies, des chefs de services de l’état civil des mairies de la commune de Ouagadougou et des journalistes. Cinq modules ont été présentés par trois communicateurs. 

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C’est à travers le projet « Appui à la prévention de l’apatridie et à l’environnement de protection », que le Haut-commissariat des Nations Unies (HCR) pour les réfugiés accompagne le Ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité par l’entremise de la Direction générale de la modernisation de l’état civil (DGMEC). C’est grâce à ce partenariat  que ledit atelier est organisé pour le renforcement des capacités des acteurs clés sur la problématique de l’apatridie.

Henry Serge Atsomautsy, le représentant du HCR,

Pour le représentant du HCR Henry Serge Atsomautsy, son organisation apporte un appui institutionnel, matériel et technique au gouvernement en matière de protection des réfugiés. Et cet atelier vise à outiller les participants sur la problématique de l’apatridie.

« Cela va permettre aux participants d’améliorer leurs compétences, d’imaginer des stratégies innovantes pour inciter le gouvernement à renforcer les cadres juridiques pour l’enregistrement continu des naissances au sein des Personnes déplacées internes (PDI) et prendre des recommandations fortes pour des actions en synergie », a-t-il fait savoir. 

Ainsi donc, les communications sur les modules des généralités de l’état civil, le cadre juridique et institutionnel de l’état civil, les normes et procédures d’enregistrement des naissances au Burkina Faso, l’enregistrement des faits d’état civil en situation d’urgence et la prévention  du risque d’apatridie au Burkina Faso ont été exposés par Oury Konaté et Awa Sinaré de la DGMEC.

Par ailleurs, ils ont soutenu que les personnes déplacées internes sont les personnes les plus à même de subir l’apatridie ; du fait de la perte ou de la destruction de leurs documents administratifs.

Car disent-ils, « un apatride est une personne qu’aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation, y compris la personne qui ne peut établir une nationalité ». Également dans leur présentation, les exposants ont confirmé la gratuité effective de la copie intégrale de l’extrait de naissance.

 iCivil est une solution technologique

Pour la dernière communication, Toé/Yaméogo Inès, Directrice de l’identification unique et de la sécurisation des documents de l’état civil, s’est penchée sur la présentation du processus de modernisation de l’état civil au Burkina Faso à travers la solution technologique intégrée iCivil. 

iCivil prend en compte tous les faits d’état civil et permet à chaque citoyen de l’intérieur comme de l’extérieur à travers les ambassades et les consulats de disposer de ces actes d’état civil depuis n’importe quel centre d’état civil.

Dans son exposé, elle a fait savoir que iCivil est une solution technologique intégrée d’enregistrement des faits d’état civil et la production des statistiques de vie basée sur une application mobile et un identifiant unique pour chaque personne.

«  Il s’agit de la déclaration de naissance, l’enregistrement et la délivrance des actes de l’état civil. Constituant ainsi un registre numérique national de l’état civil. Il prend en compte tous les faits d’état civil et permet à chaque citoyen de l’intérieur comme de l’extérieur à travers les ambassades et les consulats de disposer de ces actes d’état civil depuis n’importe quel centre d’état civil. 

Il respecte les normes des standards internationaux, il est compatible avec le niveau d’électrification de nos centres d’état civil et utilise les réseaux de communication disponibles au Burkina Faso », a détaillé Inès Toé/Yaméogo, avant de renchérir que iCivil fonctionne de façon continue.

A l’écouter, iCivil est fonctionnel dans les centres de santé de certaines localités du Burkina Faso à savoir Kaya, Arbinda, Cinkansé et aussi à l’hôpital Schiphra de la ville de Ouagadougou.

Plus d’articles sur la solution intégrée iCivil  

Aminata Catherine SANOU

Burkina24 

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