Guinée: Une soixantaine de partis politiques boudent l’ouverture des Assises nationales

Guinée – Le colonel Mamadi Doumbouya a ouvert ce mardi 22 mars les travaux  des Assises nationales qui dureront jusqu’au 29 avril 2022. Les observateurs déplorent qu’une soixantaine de partis politiques aient boudé l’événement. Ils déplorent le manque d’information autour de ces Assises.

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L’objectif du colonel Mamadi Doumbouya est de réunir les fils et filles de la Guinée après le double scrutin contesté du 22 mars 2020. Dans un discours solennel en présence des ministres, des magistrats, des gouverneurs et des conseillers de quartiers, il a expliqué avoir tenu à organiser ces assises nationales « pour ainsi donner une occasion historique et unique aux Guinéens de se regarder en face, les yeux dans les yeux et de se parler franchement, à cœur ouvert cette fois-ci », a-t-il déclaré dans la Salle du Palais Mohamed V à Conakry, la capitale. « Chacun de nous ici dans ce pays a subi des brutalités, les plaies sont là, béantes. Il est temps qu’on les nettoie, qu’on y apporte des pansements », affirme-t-il.

Selon lui « les assises nationales sont au-dessus de toutes les considérations politiques, ethniques, religieuses de notre nation » tout en appelant les acteurs politiques, culturels et religieux à s’impliquer dans le processus des Assises « pour conférer à cet évènement toute la réussite qu’il mérite. » Une commission nationale pour coordonner ces rencontres est en voie d’être mise sur pied.

Pour leur part, l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (Anad) ou le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) dénoncent le manque de préparation de ces rencontres et préfèrent se concentrer sur la conduite de la transition.

Cet avis n’est pas partagé par Faya Millimouno, leader du Bloc libéral qui y trouve un cadre qui permet aux Guinéens de se parler : « Il est question que les Guinéens se retrouvent, se regardent en face et se parlent, se disent la vérité et se pardonnent pour que les pages que nous n’avons pas encore lues, que nous fassions notre devoir de les lire ».

La réaction du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation Mory Condé: « Je pense que ces acteurs qui ont jugé nécessaire de ne pas être présents ce matin pour une raison ou d’autres comprendront la nécessité d’aller vers ces assises, d’aller vers ces journées de vérité et de pardon, rejoindre le processus de la conduite de ces assises dans les jours à venir ».

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : rfi

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