Guinée : Le président de la Cour d’appel et un commandant de la gendarmerie démis de leurs fonctions

Guinée – Le président de la Cour d’appel de Conakry et le Haut-Commandant de la gendarmerie avaient affiché un différend sur la place publique et cela leur a coûté cher. Ils ont été démis de leurs fonctions ce 29 mars 2022. 

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Alphonse Charles Wright, le procureur de la Cour d’appel de Conakry, dans une conférence de presse donnée le lundi 28 Mars 2022, dénonce une série de dysfonctionnements. Il accuse sans ambiguïté Balla Samoura, le Haut-Commandant de la gendarmerie, d’interférer dans les affaires judiciaires qui ne relèvent pas de sa compétence.

Le procureur lui reproche d’avoir arrêté et séquestré d’anciens hauts responsables politiques fidèles à l’ex-président Alpha Condé. Il s’agit notamment de Kalil Kaba, l’ancien ministre des Affaires étrangères qui, selon ses avocats, a passé deux jours dans les locaux de la direction de la justice militaire sans convocation officielle et surtout sans avoir accès à ses avocats.

Après la conférence de presse, le magistrat est revenu sur le sujet au cours d’une émission de grande écoute ce mardi 29 Mars dernier : « On ne s’attribue pas des prérogatives, c’est la loi qui le fait. On peut tout négocier, sauf la loi », a clamé l’homme de droit. Il s’en suivi dans la soirée, un décret du ministre de la Justice qui a annoncé la suspension immédiate d’Alphonse Charles Wright « pour faute disciplinaire ».

Dans la foulée, Balla Samoura, réputé de faire partie des hommes influents du CNRD, a également été suspendu. L’annonce de son éviction a été faite par Sidiki Camara, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense nationale qui explique cette décision par le « non-respect (par ce dernier) des consignes relatives à la prise de parole publique ».

Il lui est reproché d’avoir répondu aux accusations du magistrat par voie de presse. Selon lui, la loi lui permettait de mettre aux arrêts ces personnalités d’autant plus qu’il jouit d’un statut qui lui permettait d’agir comme un officier de police judiciaire.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU 

Burkina24 

Source : RFI 

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