Santé reproductive : L’ABBEF outille des journalistes sur les Interruptions sécurisées de grossesse

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L’Association burkinabè pour le Bien-être familial (ABBEF), en collaboration avec International planned parenthood fédération  (IPPF) a initié un atelier de formation en VCAT (Clarification des valeurs et transformation des attitudes) sur les lois de l’avortement suivant les textes en vigueur. La formation se tient en 72h du 31 mai au 02 juin 2022 à Ouagadougou au profit des Hommes de médias.

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L’atelier intervient après des constatations alarmantes sur les chiffres émanant des différents types d’interruptions de grossesse. En effet, au Burkina Faso, l’avortement est pratiqué dans 41% des cas par un tradipraticien et dans 21% des cas par la femme elle-même (autoavortement). Seulement 3% des avortements sont pratiqués par un médecin. L’avortement est aussi considéré comme la 4e cause de mortalité au Burkina Faso selon l’annuaire statistique 2020 du Ministère de la Santé sexuelle et reproductive.

D’où la tenue d’une telle formation au profit des Hommes de médias afin de renforcer leurs connaissances sur la compréhension du cadre légal des interruptions sécurisées de la grossesse, sur les soins adaptés après un avortement et la planification familiale. En d’autres termes, le présent atelier sera une tribune pour présenter aux participants l’ampleur de l’avortement et l’état des lieux de la santé sexuelle et reproductive (SSR) au Burkina Faso.

Deux communications attendues

Pour une meilleure appropriation des différents termes qui englobent les interruptions sécurisées de la grossesse et l’atteinte des différents objectifs, les participants auront droit à des communications  qui seront assurées par le Pr Jean Lankoandé, médecin gynécologue, et la juge Somkinda Traoré, par ailleurs membre de l’association des femmes juristes du Burkina.

De gauche à droite Mohamed Hamdy Kouanda Directeur exécutif de l’ABBF et Somkinda Traoré juge et communicante à la formation
De gauche à droite Mohamed Hamdy Kouanda Directeur exécutif de l’ABBF et Somkinda Traoré juge et communicante à la formation

Durant les 72h, les deux communicateurs feront leurs exposés sur l’état des lieux de la Santé sexuelle et reproductive. Ensuite, ils définiront les concepts de la clarification des valeurs pour la transformation des attitudes. S’en suivront  les recommandations  ou les soins après avortement ; ensuite ils aborderont le domaine légal à savoir les accords internationaux et lois nationales qui régissent l’interruption sécurisée de la grossesse au Burkina Faso. Et le tout couronner par des séances d’exercices pour clôturer la formation.

Pour son mot d’ouverture, Mohamed Hamdy Kouanda, Directeur exécutif de l’ABBEF, a remercié et encouragé les participants a surtout tendre une oreille attentive sur les résultantes de ladite formation afin d’une meilleure appropriation des questions de la santé sexuelle et reproductive.

« La santé sexuelle et de la reproduction est une dimension qui nous concerne tous autant que nous sommes. Une bonne santé sexuelle et reproductive permet à tout humain de s’épanouir. C’est la raison pour laquelle la santé sexuelle et de la reproduction doit être comprise de la manière holistique car, elle renferme aussi bien les dimensions de bien-être tant physique, mental, que social relativement à tous les aspects du système reproductif », a-t-il expliqué.

Aminata Catherine SANOU                                               

Burkina 24

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