Les leaders religieux de Bobo-Dioulasso à l’école des innovations biotechnologiques

Le Forum Ouvert sur la biotechnologie agricole (OFAB) en collaboration avec l’Institut de l’Environnement et des Recherches Agricoles (INERA) et l’Agence Nationale de Biosécurité a initié des sessions de sensibilisations  et d’information sur les innovations biotechniques et leur possible contribution à l’atteinte de la sécurité alimentaire au Burkina Faso. Organisé au profit des acteurs religieux, cet atelier de Bobo-Dioulasso du 30 Juin 2022 vise à répondre aux communications négatives  qui se font surtout sur internet sur la biotechnologie essentiellement les OGM. La recherche veut à travers cette session expliquer et rétablir la vérité sur les biotechnologies qui sont proposées, sur comment elles sont encadrées. D’où la présence de l’Agence Nationale de Biosécurité à cet atelier.

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Venus de différentes confessions religieuses de la ville de Bobo, les leaders religieux sont ici informés et sensibilisés sur la biotechnologie notamment les OGM. Avancées scientifiques dans le domaine de des biotechnologies modernes appliquées à l’agriculture et échanges pour une meilleure prise en compte des résultats des recherches scientifiques dans la lutte pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Burkina, c’est le sens de cet atelier à Bobo-Dioulasso

« OFAB est une plateforme d’échange sur les technologies de recherche essentiellement les plus pointues en général les OGM. Il y a beaucoup de controverses sur les OGM et OFAB essaie de faciliter la compréhension à travers des mots simples. Vous savez que les décideurs politiques ainsi que les religieux sont des personnes clés pour pouvoir rassurer la population par rapport à une technologie qui est développée par la recherche nationale.

C’est le sens de cette séance d’information et sensibilisation ce matin. Les biotechnologies sont utilisées pour permettre de développer très rapidement une variété mais pas toute. Dans certains domaines, il y a des applications pour détecter des pathogènes ou bien pour la compréhension même des variétés. Il arrive qu’on soit à cours de solution conventionnelle et on est obligé d’utiliser un germe qui provient d’une autre espèce qu’on vient mettre comme solution insecticide. Cela a été le cas du coton.

Et bientôt pour le maïs qui est un produit à grande consommation et on n’est pas censé le traiter tout comme le sorgho. Mais si un ravageur se place sur le maïs et fait des destructions, on est obligé », a affirmé Dr Edgard TRAORE, Coordinateur de OFAB.

Les participants à cette session affirment qu’« au début, nous ne comprenions pas ce que veut dire OGM jusqu’à on s’opposait parce que les gens expliquaient de leur manière. Mais avec la présentation de M. TRAORE, nous avons bien compris comment les choses se passent. Maintenant nous sommes convaincus qu’avec les OGM, nous pouvons réussir dans le pays. Dans les pays développés, on utilise les OGM et pourquoi pas chez nous alors que nous importons des céréales de ces pays que nous consommons. On doit faciliter et encourager nos chercheurs afin que le pays aille de l’avant et atteindre l’autosuffisance alimentaire. Autour de nous, nous allons informer les gens sur les biens faits des OGM », a laissé entendre le représentant des leaders religieux, Blaise SANOU.

L’Agence Nationale de Biosécurité ne fait pas la promotion des biotechnologies modernes. C’est l’Etat burkinabè qui a jugé important de mettre en place les différents organes qui doivent regarder le travail des scientifiques. « Donc pour nous, tout chercheur doit soumettre son dossier au niveau de l’agence, l’agence s’assure avant de donner l’autorisation. La biotechnologie fait partie d’une des solutions face aux différentes contraintes qui menacent un peu notre continent et notre pays.

Pas obligatoirement une solution définitive mais c’est une solution pour les sécheresses et les insectes ravageurs. Lorsque la technologie développée est efficace, c’est à la population et à l’Etat de décider si il veut aller vers cette technologie en remplacement du conventionnel », a déclaré Harouna OUEDRAOGO, le représentant de l’Agence Nationale de Biosécurité.

Faire de la connaissance des innovations biotechnologiques, leur acceptation, et leur adoption, un outil de développement qui pourrait contribuer à relever les grands défis tels que l’insécurité alimentaire, améliorer la santé humaine, booster la productivité animale et réduire la vulnérabilité et la pauvreté des ménages, c’est dans cette optique que OFAB et ses partenaires ont initié ces sessions de sensibilisations et d’information sous le thème « Innovations biotechnologiques (OGM) Edition génomique) en agriculture : La possible contribution à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans un contexte de crises multiples ».

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Rédaction B24

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