Burkina : Lookmann Sawadogo s’adresse à « certains aînés»

Ceci est un écrit du journaliste et écrivain Lookmann Sawadogo par rapport au comportement de certains « aînés ».

AUX ANCIENS ET AÎNÉS…

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Je voudrais « demander pardon » à certains aînés qui depuis trois décennies parrainent aux destinées de ce pays. Éloignés, proches, à l’intérieur ou à l’arrière des pouvoirs successifs en place. De Maurice Yaméogo à Roch Kaboré en passant par Blaise Compaoré et Thomas Sankara.

Mon pardon ne voudrait nullement signifier que j’ai offensé. Je supplie nos aînés de changer.; de soigner leur langue et leur langage.

Mon pardon c’est le leur. Pour le bien du pays et pour la réconciliation nationale et la paix sociale et des cœurs. Quand on écoute certains sur les médias on n’aperçoit point de grandeur d’âme et de sagesse. Cracher du venin ne fait qu’encourager les jeunes à être animer d’un esprit de destruction.

Cher aînés, je vous demande pardon. Arrêtons le cycle de la vengeance. Aidons à désarmer les cœurs. La survie de ce pays tient à un fil. À cause des vieilles haines et inimitiés. Voudriez-vous participer à détruire ce que vous aimez et aviez consenti tous les sacrifices pour bâtir ?

La génération montante s’est réveillée et continue d’avoir une claire conscience. Elle prendra définitivement la relève. Les événements de janvier 2022 ayant porté des quarantenaires au pouvoir sont les signes du temps. Il faut savoir les interpréter.

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Et c’est la loi de la nature. Mais, une chose capitale : cette génération ne vous renverra pas l’ascenseur et ne vous donnera pas la place qui vous reviens. Si vous négociez mal le dernier tournant de votre sortie de la scène. Je vous invite avec respect et vénération à vous mettre du bon côté; de tenir les piliers de la nation qui ploient afin qu’ils ne rompent pas de sorte que la nation s’effondre.

Il vous appartient de demeurer à cette place qui est la vôtre par vous même, par votre hauteur de vue et votre capacité à construire dans l’humanisme et la dignité. Rien n’est jamais trop tard pour bien faire.

J’adresse mes hommages à tous les anciens et aînés qui pensent et se battent pour que ce pays soit un héritage prospère pour leurs enfant et petits enfants.

Lookmann SAWADOGO

Journaliste éditorialiste

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