Monique Kam « demande le départ de l’ambassadeur de France au Burkina, avec effet immédiat »

Ceci est une tribune de Monique Yéli Kam, ancienne candidate à l’élection présidentielle, sur les propos tenus par l’Ambassadeur français au Burkina Faso intitulée « Je demande le départ de l’ambassadeur de France au Burkina, sans condition, avec effet immédiat ». 

Ce 14 juillet, comme à l’accoutumée, l’ambassade de France commémorait sa fête nationale.

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A cet effet, monsieur Luc Hallade, Ambassadeur de France au Burkina Faso, n’a pas manqué l’occasion de frustrer davantage le peuple Burkinabè avec des propos discourtois, orduriers et anti-diplomatiques.

Je n’imagine pas l’ambassadeur du Burkina Faso en France tenir un tel langage contre le peuple français, sans que Kossyam ne soit appelé et réprimandé. Monsieur Luc Hallade s’est trompé d’époque !

Pourtant, la jeunesse Burkinabè fière de son éthique, de sa liberté et jalouse de sa souveraineté est désormais consciente.

Un proverbe africain dit : « C’est la patate (Le Burkinabè) qui accepte d’être mangée crue, quand au tarot (le Malien), il a refusé cette imposture ». Aucun ambassadeur français, s’il en existait encore au Mali, n’oserait tenir de tels propos à l’encontre du peuple malien, sans conséquence. Savez-vous pourquoi ? Le Mali a refusé depuis l’avènement des SOLDATS au pouvoir, de rester PATATES, mais de devenir TAROTS.

Nous, peuple digne du Burkina Faso, nous, jeunesse burkinabé, qui avons encore une once de fierté, un soupçon de patriotisme et de dignité, nous ANNONÇONS UNE MARCHE suivie d’un SIT-IN devant l’ambassade de France à partir du vendredi 12 Août à 14h00, renouvelable tous les vendredis, jusqu’au départ de cet ambassadeur : Nous sommes dorénavant des TAROTS et plus JAMAIS des PATATES.

J’ai personnellement reçu beaucoup de menaces, même ma famille me demande de quitter la scène politique, car elle a peur pour ma vie.

Ma réponse : Comment me taire face au risque de la disparition de mon pays ? Comment me taire face à cet oppresseur que j’ai vu vaincre au Mali ? Comment être poltronne face à l’oppresseur qui vient me dicter sa loi dans ma propre maison ?

Pour moi, être une personnalité politique et se taire face à la situation du Burkina actuel ; c’est être tout, sauf une personnalité politique : je refuse de transférer mes combats d’aujourd’hui à mes enfants de demain.

De toutes façons, qui suis-je devant le président THOMAS SANKARA qui a été martyr de l’indépendance de notre pays ? SEUL LE GRAND DIEU, LE TOUT PUISSANT DECIDERA ! Je n’ai plus peur de la mort depuis que l’ennemi du peuple burkinabè s’est dévoilé à travers le terrorisme.

Si je ne me bats pas, les HANI viendront me trouver, alors même que tout burkinabè est demandé au front. Oui, je ne suis pas militaire, mais je suis MILITANTE & SOLDATE DE LA LIBERTE, alors mon terrain de combat désormais commence dans la rue, dès ce 12 Août 2022 !

J’appelle tous les SOLDATS DE LA LIBERTE, de L’INTEGRITE MORALE et PHYSIQUE DU PEUPLE BURKINABE à répondre massivement !

Nous sommes sur une pente raide, nous sommes obligés de nous battre contre l’ennemi ou de périr. Seule la lutte libère ! La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Tous ensemble le 12 Août 2022 pour entamer la marche de la liberté !

Yéli Monique KAM
La Yennega de l’éducation
La Présidente du MRB

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