Burkina Faso : Une cuvée de 936 policiers nationaux et municipaux prêts pour la «reconquête» du territoire national

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Au nom du Premier ministre, le ministre d’État, ministre de la fonction a présidé la cérémonie de sortie officielle de la 52e promotion de l’école nationale de police faite d’une cohorte de 936 policiers dont 747 policiers nationaux et 189 policiers municipaux ce vendredi 21 juillet 2023 à Ouagadougou. «Reconquête» est le nom baptême de cette 52e promotion de l’école nationale de police. 

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Il n’y a pas plus grand honneur pour un corps habillé que d’arborer ses galons. Surtout pour celui qui vient de sortir de la formation qui remplace ces épaulettes par celles de l’école qu’il a dû porter durant les deux ans de formation. Ce vendredi, ils sont 936 policiers nationaux et municipaux à arborer leurs épaulettes. Ils sont désormais prêts pour la reconquête du territoire national.

Ils ont, pour les élèves sous-officiers de la police nationale séjourné au cours de leur formation au centre d’entraînement des unités d’intervention de la police nationale pour une formation d’aguerrissement en combat, et en technique d’invention.

Sayouba Sawadogo, délégué de la 52e promotion
Sayouba Sawadogo, délégué de la 52e promotion

Le délégué de la 52e promotion, le sous-officier Sayouba Sawadogo a affirmé que lui et ses promotionnaires sont prêts à défendre les couleurs nationales partout où le devoir fera appel à eux. «La 52e promotion par ma voix s’engage aux côtés de nos aînés pour contribuer efficacement à relever le défi sécuritaire avec honneur, fierté et surtout avec professionnalisme», a-t-il argué.

Le parrain de la 52e promotion Lassiné Diawara, opérateur économique, a exhorté ses filleuls à rompre avec des pratiques peu recommandables qui n’honorent pas leur corps notamment la corruption, la concussion et le favoritisme.

Lassiné Diawara, parrain de la promotion
Lassiné Diawara, parrain de la promotion

« Sachez dire non à toute forme d’injustice et à toute forme d’agissements contraire à votre déontologie, travaillez toujours dans l’intérêt de notre chère patrie», les a-t-il conseillés.

Par ailleurs, le parrain de la 52e promotion a pris l’engagement de prendre en charge les frais des dossiers de permis de conduire de l’ensemble des éléments de la 52e promotion, soit 936 dossiers. Il a aussi décidé de primer les 22 meilleurs élèves policiers de la promotion dont 16 auront des motos et 6 autres des ordinateurs.

Oumarou Songne, directeur général de l'école nationale de police
Oumarou Songne, directeur général de l’école nationale de police

S’adressant à ses désormais anciens élèves, le directeur général de l’école nationale de police, Oumarou Songne a laissé entendre ceci : « Vous sortez (de l’école nationale de police, ndlr) au moment où notre pays traverse des moments décisifs de son histoire et le besoin en effectifs actifs sur le terrain est devenu une nécessité absolue.

Nous avons deux années durant inculqué en vous la fibre du travail pour l’accomplissement de votre mission. Vous avez fait preuve de discipline et de dévouement dans l’apprentissage de votre noble métier. C’est maintenant que commence votre carrière professionnelle», a-t-il lancé.

En outre, Oumarou Songne a demandé à ces nouveaux éléments de la police nationale et municipale à faire de la discipline, du devoir de réserve, de l’utilisation responsable des réseaux sociaux et le patriotisme leurs valeurs prioritaires à cultiver.

Émile Zerbo, ministre en charge de la sécurité
Émile Zerbo, ministre en charge de la sécurité

Pour sa part, le ministre en charge de la sécurité, Émile Zerbo a appelé ces élèves policiers qui viennent de finir leur formation à être des policiers intègres, honorables et exemplaires au sein de leurs services et unités. «Soyez des défenseurs des droits humains, protégez la veuve et l’orphelin. Haïssez la corruption», a-t-il exhorté.

Le ministre d’État, ministre en charge de la fonction publique a souligné que le gouvernement prend l’engagement de faire en sorte que les moyens soient mobilisés et mis à la disposition de ces nouveaux éléments de la police afin qu’ils soient bien équipés pour leur mission de reconquête du territoire national.

Bassolma Bazié, ministre d'État, ministre de la fonction publique
Bassolma Bazié, ministre d’État, ministre de la fonction publique

«Il peut arriver qu’on perde des sœurs et frères, donc pour dire que cette reconquête est faite au prix du sang, au prix des larmes et de la sueur… », dit-il. Chacun doit « consentir un certain type de sacrifice en termes d’impôts et autres » et comprendre « que le gouvernement ne le fait pas pour faire souffrir les populations mais on le fait pour que nous puissions rester debout en tant que peuple digne et avoir cette reconquête, la paix pour honorer la mémoire de tous ceux qui se sont sacrifiés », a-t-il déclaré.

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