Journée internationale de la jeune fille 2023 : Save The Children se penche sur l’impact du changement climatique sur les mariages précoces

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A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la jeune fille, l’ONG Save The Children a tenu une séance de partage d’expériences avec des filles championnes, sur les questions du mariage des jeunes filles. C’est sous le thème « les intersections des droits des filles et de la crise climatique : Focus sur le mariage des enfants » que se sont tenus ces échanges. C’était le mardi 10 octobre 2023 au cours d’une conférence de presse régionale à Ouagadougou. 

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En prélude à la célébration de la journée internationale de la jeune fille (Chaque 11 octobre), Save The Children a regroupé des jeunes filles, appelées championnes, issues du Burkina Faso, du Mali, du Nigeria, du Sénégal (…) pour partager leurs expériences de championnes sur la question afin de rappeler l’existence et le danger lié à ce fléau.

Valérie Koutou/Sorgho

Parlant de cette situation, ces championnes ont pointé du doigt la situation sécuritaire difficile, la pauvreté, les pesanteurs socio-culturelles, les changements climatiques (inondations, pluviométrie) comme entre autres les raisons de la persistance de ce mal.

« Le mariage des enfants c’est une chose qui ne devrait même pas exister. Il n’a que des désavantages et des conséquences notamment des problèmes sanitaires liés aux grossesses. Chaque fille a le droit à l’éducation », a introduit Mariam Touré, une championne venue du Mali

Édite Ouédraogo a été donnée en mariage lorsqu’elle avait 12 à un homme âgé de 54 ans. A l’écouter, cela n’a pas été un frein à ses études car grâce aux différents appuis, elle a refusé ce mariage et aujourd’hui elle étudie l’informatique à l’université.

« J’ai pu m’échapper de ce mariage car j’avais le désir ardent de continuer les études. Cela n’a pas été facile, car ça m’a coûté presque la vie. Mais grâce à l’appui des bonnes volontés j’ai pu continuer mes études. Aussi grâce à l’appui de Save the Children j’ai réalisé un clip pour sensibiliser les parents », a-t-elle indiqué.

Édite Ouédraogo

En rappel, « les intersections des droits des filles et de la crise climatique : Focus sur le mariage des enfants » est le thème retenu en cette année. Selon Valérie Koutou/Sorgho, manager du plaidoyer sur les questions de genre en Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale à Save The Children, certes les chiffres sont stagnants, cependant ces journées sont une occasion pour les acteurs de rappeler aux décideurs que ces fléaux sont toujours d’actualité.

« Depuis que nous avons commencé à nous engager dans cette thématique, on a les chiffres les plus élevés en matière de mariage d’enfants. Ce sont des chiffres qui existent depuis longtemps. Donc on continue la lutte jusqu’à ce que la dernière fille soit sauvée », a insisté Valérie Koutou/Sorgho.

L’on estime que 29,9 millions d’adolescentes vivent dans des endroits qui présentent les risques les plus élevés qu’une fille soit mariée alors qu’elle est encore enfant et qu’elle subisse des catastrophes climatiques. Ce chiffre devrait passer à 39,9 millions d’ici à 2050, toujours selon l’ONG.

Le rapport de Save The Children ⤵️ 

Document de plaidoyer issu des consultations avec les enfants sur le mariage d'enfants_Version impri

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24

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