Burkina Faso : Le CIFDHA lance une campagne digitale pour sensibiliser sur l’importance du respect et de la protection des droits humains.

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Dans le cadre de la mise œuvre de ses activités de protection et de promotion des droits humains, le Centre d’Information et de Formation en matière de Droits Humains en Afrique (CIFDHA) a initié une campagne digitale de sensibilisation sur l’importance du respect et de la protection des droits humains au Burkina Faso dans un contexte de crise sécuritaire. Les jeunes ont été mis au centre de cette campagne à travers des propositions d’articles. On vous invite à lire un article proposé par un jeune :

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« Les droits humains n’ont jamais été assez trop respectés en temps de paix, encore moins en temps de guerre. Le BURKINA FASO connait depuis maintenant plusieurs années une crise sécuritaire sans précédente. Dans un tel contexte, il se pose avec acuité le problème de l’importance de la protection des droits humains. Pour notre part, le respect et la protection des droits humains sont plus qu’une nécessité afin de venir à bout de la crise sécuritaire. Cette assertion se justifie à deux égards :

D’une part, le respect et la protection des droits humains permettent d’éviter une goutte de trop à la crise sécuritaire. Il va sans dire que personne ne se plaint lorsque ses droits sont bien protégés et respectés. La situation sécuritaire dans laquelle vit le peuple burkinabè est souvent nourrie par des frustrations dues à la négation des droits naturels et fondamentaux des uns et des autres. A cela s’ajoute l’inaction des autorités compétentes face aux injustices, aux atteintes dont ces personnes font l’objet. Celles-ci ont perdu espoir, non seulement, quant à leur survie, mais également quant à leur avenir en général. Nous pensons que la crise sécuritaire trouve sa principale cause dans les lacunes dans la protection et le respect des droits humains des populations. C’est alors le moment pour les autorités compétentes de se lever en sursaut, pour garantir à chaque burkinabè le respect de ses droits fondamentaux, par ailleurs constitutionnels. Cela implique de la part de ces autorités, d’imposer le respect desdits droits et aussi de s’abstenir, elles-mêmes, de porter atteinte à ces droits. Par ailleurs, il appartient aux particuliers de se devoir mutuellement respect des droits de l’autre, à travers la reconnaissance volontaire des limites de leurs propres droits.  Une telle attitude évitera d’ajouter une goutte de plus à cette crise sécuritaire. Autrement dit, cela permettra d’éviter que d’autres personnes raisonnables jusque-là, deviennent extrêmes à leur tour. En effet, le respect des droits humains, par ce seul fait, crée un environnement sans tension sérieuse. Il donne aussi à la jeunesse de garder espoir quant à un avenir meilleur. Il convient également de souligner l’importance du respect des droits humains à travers le respect du droit de la guerre (la convention de Vienne de 1949).  Cette crise sécuritaire, de par sa nature même, viole déjà assez les droits humains. Alors il ne faut pas ajouter du combustible à ce feu déjà trop dévastateur.

Ce serait très révoltant de part et d’autre. Nous ne prétendons pas qu’il y a violation du droit de la guerre, n’étant pas les mieux placés pour en faire l’appréciation. Nous tenons juste à souligner l’importance qu’il y a à l’observer.

D’autre part, le respect et la protection des droits humains sont un facteur extinctif de la crise sécuritaire. Le respect des droits humains de chaque burkinabè est susceptible de mobiliser tous les burkinabè, ou du moins la majorité, autour de la recherche de solutions à la crise sécuritaire. Toutes les énergies sont réunies et orientées vers un combat commun : remédier à la crise. Si les droits fondamentaux sont respectés au minimum, le BURKINA aura un peuple uni et fort. Et nul fléau ne résiste aussi longtemps à une union si solide. En revanche, le résultat inverse provient de la violation et de la non-protection des droits humains.

En somme, la crise sécuritaire au BURKINA FASO est un contexte dans lequel les atteintes aux droits humains sont devenus de plus en plus récurrentes. C’est ce qui ressort des multiples revendications. Pourtant, dans cette lutte contre l’insécurité, le respect et la protection des droits humains sont une nécessité. Car en plus d’éviter une goutte de trop à cette crise, ils organisent une réaction efficace à pouvoir extinctif contre cette crise. »

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