80 tonnes d’engrais impropres à l’utilisation saisis par le ministère de l’agriculture

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Le ministère en charge de l’agriculture a fait visiter, ce 6 décembre 2023, un stock d’engrais frauduleux saisi par ses services, en collaboration avec les forces de l’ordre. Il s’est agi d’un stock de 80 tonnes d’engrais impropres à l’utilisation qui était jusque-là commercialisé par un commerçant burkinabè. 

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Conformément à la loi 026 de 2016, le gouvernement a instruit le contrôle sur les engrais, une substance nécessaire pour la survie des plantes. C’est à ce titre que, sur la base des dénonciations, les services du ministère ont mis la main sur un stock de plusieurs sacs impropres à l’utilisation.

Il s’est agi de 80 tonnes d’engrais présentant des critères non conformes aux normes du laboratoire, selon le directeur général de la production végétale au ministère en charge de l’agriculture, Prospère Zemba. « Sur la base des dénonciations, nous avons appris qu’un commerçant entretenait des conditionnements sur la base de fraude. 

Le ministère a été saisi et nous avons récupéré environ 80 tonnes. Nous avons donc fait des prélèvements et effectué des analyses au laboratoire. Il s’est donc avéré que les formulations inscrites sur les sacs ne sont pas conformes », a-t-il indiqué.

Outre le contenu, ces sacs présentent également un déficit pour ce qui est de leur poids, toujours selon le directeur. « Un sac d’engrais est de 50kg. Et c’est mentionné sur le sac 15/15/15 c’est-à-dire nous avons 15 kg d’azote, 15 kg de phosphore, et 15 kg de potassium et les restes, ce sont des adjuvants. Donc quand on fait le prélèvement et après analyse, on remarque que ce qui est inscrit n’est pas conforme aux résultats, on peut dire que cet engrais n’est pas conforme », a-t-il fait savoir.

A l’écouter, ces dérives sont également dues aux textes qui ne parviennent plus à répondre à la dynamique sous-régionale et internationale du moment. C’est pourquoi, selon ses dires, des relectures de textes sont en cours.

« Comme la loi date de 2007, ça fait 16 ans d’application et la dynamique est en train de changer. Pour cela, cette loi est en cours de relecture. Cette même loi prévoit 3 à 6 mois d’emprisonnement et des amendes qui peuvent aller jusqu’à 1 million pour ce commerçant. Cette relecture va nous permettre d’augmenter cette peine », a souligné le directeur.

Ces sacs saisis sont donc soumis soit à un reconditionnement, soit saisi par les services du ministère. En ce qui concerne ledit commerçant, des procédures judiciaires sont introduites, selon Prospère Zemba.

Abdoul Gani BARRY 

Burkina 24 

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