Burkina Faso : Plusieurs jeunes formés dans les métiers du cinéma pour assurer la relève

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Pendant plusieurs mois, au travers de son projet « les pépites du 7e art », la Fédération burkinabè des ciné-clubs (FBCC) a initié et formé des jeunes à l’écriture de scénario, entre autres. Le samedi 17 février 2024, à Ouagadougou, il est intervenu la cérémonie officielle de remise des attestations de mérite aux participants.

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Germain Bessin, président de la Fédération burkinabè des ciné-clubs (FBCC), a justifié l’initiative de leur projet, « les pépites du 7e art », par le triste constat que les films burkinabè sont souvent mis à l’écart pour la qualité du scénario ou de l’histoire racontée.

Germain Bessin, président de la Fédération burkinabè des ciné-clubs (FBCC) (au milieu)

« Nous, étant la relève du cinéma burkinabè, avec les jeunes apprenants, nous nous sommes donnés ces défis d’essayer de les former particulièrement dans les métiers pour que demain ils puissent avoir une compétence nationale, voire internationale pour faire des films de qualité », a-t-il fait comprendre. A l’en croire, plusieurs jeunes ont été formés au métier de cinéma, avec un accent particulier sur l’écriture de scénario, les accessoires de film et les décors.

« Ils ont suivi de bout en bout et ont fourni des efforts. Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’ils se sont armés des éléments qui puissent leur permettre d’être employables dans des structures de production, d’être des assistants, d’accompagner des chefs de production, de pouvoir amorcer leurs activités de production cinématographiques afin d’avoir des œuvres de qualités pour le bonheur du cinéma burkinabè, africain », a rassuré Germain Bessin.

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Le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT), co-partenaire financier du projet, a salué l’initiative et a dit sa foi en son impact. « Cette fédération a bénéficié du soutien du fonds pour son projet ‘’ les pépites du 7e art ‘’ ; nous avons estimé que c’est un projet très intéressant et bien structuré en ce sens que ce projet, qui est de former les plus jeunes, pourrait contribuer à croitre le professionnalisme des acteurs du cinéma, mais aussi à créer de l’emploi », a déclaré Issa Bebane, représentant de la Directrice générale (DG) du FDCT. Ces genres d’initiatives, a-t-il poursuivi, vont contribuer à faire rayonner le cinéma burkinabè afin qu’il puisse retrouver son lustre d’antan.

Mamounata Nikiema, présidente de la Fédération nationale du cinéma et de l’audio-visuel du Burkina Faso, a salué la structure pour ce qu’elle contribue à la conscientisation de la jeunesse burkinabè en semant des graines de la vocation, de l’envie de faire du cinéma et pour ce que le Burkina Faso a cette responsabilité, à travers le FESPACO de continuer à faire rêver cette jeunesse africaine à travers le cinéma.

« Nous disons félicitation à la fédération qui a eu l’initiative de former des élèves et étudiants sur les maillons faibles de la fabrication des films. Et c’est clair que le décor, les costumes et le scénario sont importants. Par rapport à ces maillons, il y a un besoin de formation, cette initiative est la bienvenue », a-t-elle en somme dit.

Rasmata Bébé Sawadogo, apprenante venue de Kaya, dit être apte à aller sur le terrain. « Nous pouvons dire que cette formation a été une passion pour nous. Et au sortir de cette formation, nous avons beaucoup appris et nous sommes prêts à écrire des scénarios. Nous savons que nous avons des ainés qui sont à nos côtés et nous devons les remplacer et jouer leur rôle demain. Nous sommes aptes à aller sur le terrain », a-t-elle déclaré.

Consciente de ce que l’apprentissage est continuel et permanent, elle a fait savoir le besoin de se former davantage afin de pouvoir relever les éventuels défis. « Nous avons toujours besoin de formation. Nous lançons à cet effet un appel aux réalisateurs, aux professionnels du cinéma de nous encadrer davantage afin que nous puissions vraiment relever le défi », a-t-elle invité.

Pour rappel, la formation a débuté à Koupèla et s’est déroulée sur plusieurs mois. La phase pratique et les stages ont commencé en mai 2023.

Tambi Serge Pacome ZONGO

Burkina 24

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Serge Pacome ZONGO

Tambi Serge Pacome ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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