Les Ateliers du Toukin Séries : Comment Sentinelle Production veut révolutionner le petit écran au Burkina

Le lundi 4 mai 2026, la ville de Ouagadougou a accueilli le lancement des Ateliers Toukin Séries, une initiative portée par la structure Sentinelle Production. Cet événement, qui se déroule jusqu’au 7 mai, réunit les acteurs clés de dix projets de films et de séries sélectionnés à la suite d’un appel à candidatures. L’objectif de ces rencontres est d’accompagner le développement et la finalisation technique de ces œuvres, qui bénéficient déjà du soutien de diverses structures de production.

L’objectif de cette rencontre de quatre jours est clair est d’offrir une plateforme de création collaborative où scénaristes, réalisateurs et producteurs travaillent de concert avec des experts pour affiner leurs œuvres. Contrairement à de simples résidences d’écriture, ces projets arrivent déjà structurés et accompagnés par des maisons de production.

Les porteurs de projets et les consultants réunis à Ouagadougou pour l'ouverture des ateliers Toukin Séries
Les porteurs de projets et les consultants réunis à Ouagadougou pour l’ouverture des ateliers Toukin Séries

Pour Safiatou Sawadogo, responsable de Sentinelle Production, l’initiative répond à un besoin d’accompagnement technique. « Ce projet, on l’a créé dans le cadre de vouloir accompagner les jeunes promoteurs de cinéma, les écrivains, de pouvoir au moins concrétiser leur projet et leur rêve en même temps », a-t-elle indiqué.

afiatou Sawadogo, responsable de Sentinelle Production, présentant les objectifs de l'accompagnement des jeunes créateurs
afiatou Sawadogo, responsable de Sentinelle Production, présentant les objectifs de l’accompagnement des jeunes créateurs

Pendant la durée de l’atelier, les porteurs de projets bénéficient de l’œil critique de consultants renommés. L’enjeu est de redonner au Burkina Faso sa place de leader dans le domaine de la série télévisée. Noraogo Sawadogo, consultant et scénariste, souligne l’importance de ce regard extérieur.

Le consultant Noraogo Sawadogo expliquant l'importance de l'adaptation des thématiques aux attentes des diffuseurs.
Le consultant Noraogo Sawadogo expliquant l’importance de l’adaptation des thématiques aux attentes des diffuseurs.

« Le consultant donne ses points de vue par rapport à une thématique, amène un peu la personne à réfléchir sur son projet, à mûrir son projet, à lui donner une orientation qui puisse être acceptée de tous », a-t-il souligné. Il ajoute que le travail consiste également à vérifier si les projets épousent les « tendances majeures des diffuseurs » actuels.

les experts et les structures de production.
les experts et les structures de production sont présents à l’ateliers

Parmi les dix dossiers retenus, le projet de Jonathan Soubeiga, intitulé « Royaume de Sya », illustre la diversité des thématiques abordées. Basée à Bobo-Dioulasso, sa série de 26 épisodes explore la médiation traditionnelle des conflits.

« Nous voudrons, à travers la série là, pousser en fait les Africains à aller vers la source, d’aller auprès de nos sages afin de trouver une solution à l’amiable », explique-t-il. Il a précisé que l’atelier doit lui permettre d’aboutir à un  scénario professionnel proprement fini .

les experts et les structures de production.
les experts et les structures de production.

L’ouverture officielle a été saluée par l’Agence Burkinabè du Cinéma et de l’Audiovisuel (ABCA). Brigitte Baalaam/Tiendrebéogo, représentante de l’agence, a exprimé sa satisfaction quant à la viabilité des dossiers présentés.

Brigitte Baalaam/Tiendrebéogo, représentante de l'ABCA, lors de son allocution d'ouverture des travaux.
Brigitte Baalaam/Tiendrebéogo, représentante de l’ABCA, lors de son allocution d’ouverture des travaux.

« Je suis ravie de la qualité de ce que nous avons déjà vu. Je suis réjouie également de voir que déjà beaucoup de projets sont portés par des producteurs. Donc ça voudrait dire qu’à l’issue de cet atelier, ça ne va pas s’arrêter », a-t-elle confié.

Au soir du 7 mai, ces dix projets devraient ressortir transformés, prêts à séduire les financeurs et, à terme, à enrichir les écrans des téléspectateurs burkinabè et africains.

A lire également⇒Les ateliers du Toukin : « Nous pensons que pour donner la qualité à nos films, il faut un atelier d’écriture » 

Akim KY

Burkina 24

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