Bobo-Dioulasso : L’ARCEP mobilise les collectivités territoriales pour améliorer la qualité des services numériques

Réunis à Bobo-Dioulasso, les représentants des collectivités territoriales, de l’administration publique et des acteurs des communications électroniques prennent part à un atelier de quatre jours initié par l’ARCEP. L’objectif est de renforcer leur rôle dans le déploiement des infrastructures numériques afin d’améliorer la qualité des services de télécommunications au Burkina Faso.
Du 29 juin au 2 juillet 2026, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) organise à la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso un atelier d’échanges d’informations et de sensibilisation placé sous le thème « Le numérique comme levier de développement économique : quels apports et accompagnements des collectivités territoriales pour l’amélioration de la qualité de service des opérateurs de communications électroniques ? ».
La rencontre réunit 132 participants, composés d’administrateurs et d’agents des collectivités territoriales venus des différentes régions du Burkina Faso.

Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire exécutif de l’ARCEP, camarade Wendlassida Patrice Compaoré, a rappelé que la qualité des communications électroniques ne relève pas uniquement des opérateurs ou du régulateur, mais constitue un défi collectif.
Selon lui, les collectivités territoriales occupent une position stratégique en raison de leur proximité avec les populations. Elles doivent ainsi contribuer à lever les incompréhensions qui entourent l’implantation des nouveaux sites radioélectriques, souvent confrontée à des oppositions des riverains.
« Les populations qui s’opposent aujourd’hui à l’installation des infrastructures sont parfois les premières à dénoncer ensuite la mauvaise qualité du réseau », a-t-il souligné, estimant qu’il est indispensable de renforcer la sensibilisation afin de favoriser l’acceptation sociale des infrastructures numériques.
Le numérique, un levier du développement local
Représentant la Gouverneure de la région du Guiriko, le camarade Secrétaire général de la province du Houet, Sombéniwendé Nikiema, a officiellement ouvert les travaux. Il a salué une initiative qui répond à un enjeu majeur de développement territorial.
S’appuyant sur la vision des plus hautes autorités du pays, il a rappelé que le numérique constitue désormais un outil essentiel pour moderniser l’administration, améliorer les services publics, renforcer la sécurité et stimuler l’économie locale.

Il a toutefois relevé que cette ambition est freinée par les difficultés rencontrées lors du déploiement des infrastructures de télécommunications, notamment les oppositions liées à la désinformation ou aux inquiétudes des populations.
Illustrant cette réalité par son expérience personnelle dans certaines communes de la région, il a insisté sur la nécessité de disposer de réseaux performants, particulièrement dans le contexte sécuritaire actuel où la circulation rapide de l’information demeure essentielle.
Quatre jours pour mieux comprendre les enjeux
Durant les quatre jours de travaux, les participants bénéficieront de communications portant sur le cadre juridique et réglementaire du déploiement des infrastructures, les servitudes administratives, les rayonnements non ionisants, les normes internationales ainsi que les responsabilités des différents acteurs.
Des experts de l’ARCEP, du ministère en charge de la Transition digitale, de l’ANEVE et des opérateurs de télécommunications partageront leurs expériences afin de mieux outiller les collectivités territoriales.

Pour le Camarade Secrétaire exécutif de l’ARCEP, Patrice Compaoré, l’objectif est que chaque participant puisse, à l’issue de la formation, répondre efficacement aux préoccupations des populations et accompagner le développement des infrastructures numériques sur son territoire.
Pour les responsables de l’ARCEP, cette initiative, entend renforcer le dialogue entre les collectivités territoriales, les administrations publiques et les opérateurs afin d’améliorer durablement la qualité des services de communications électroniques. Une ambition qui s’inscrit dans la dynamique nationale de transformation numérique et de développement économique du Burkina Faso.
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