Ouagadougou : La mairie centrale boucle sa campagne de sensibilisation sur le civisme fiscal et la prévention des incendies dans les marchés non aménagés

Lancée le 15 juin 2026, la campagne de sensibilisation de la mairie centrale de Ouagadougou sur le civisme fiscal et les mesures de prévention contre les incendies à l’endroit des commerçants des marchés et yaars non aménagés s’est achevée ce mardi 30 juin 2026 dans l’arrondissement n°1, après avoir parcouru les 12 arrondissements de la capitale.
Au total, plus de 107 marchés et yaars non aménagés ont été visités, permettant de sensibiliser plus de 100 000 acteurs. Les sites d’Oscar Yaar et de Naab-Raga, situés dans l’arrondissement n°1, ont constitué les dernières étapes de cette campagne.
Le président de la Commission des affaires économiques et financières de la commune de Ouagadougou, Emmanuel Congo, a expliqué que chaque étape de la campagne débutait par une conférence publique réunissant les responsables des marchés et yaars, avant les séances de sensibilisation de proximité.
«On communique d’abord avec eux pour qu’ils puissent comprendre le sens et l’objectif de notre mission, et l’objectif recherché à travers cette communication parce que ces représentants viennent avec un tas de questions et de problèmes qui vivent dans le marché qu’ils vont venir exposer», a-t-il fait comprendre.
Dressant le bilan de cette initiative, Emmanuel Congo a confié qu’ils ont pu toucher plus de 100 000 personnes à travers les 107 marchés et yaars visités. Selon lui, cette campagne a permis de lever de nombreuses incompréhensions autour de la fiscalité.
«Les gens ne connaissaient même pas l’impôt. Dès qu’ils entendent le mot impôt, ils pensent qu’on vient piller tout ce qu’ils avaient comme capital. Mais par cette communication, les gens se disent que si c’est par ma contribution que le Burkina va continuer à rester debout, on est prêt. Et beaucoup de gens nous demandent c’est quand les gens des impôts vont venir», a-t-il signalé.

Il a également évoqué le témoignage marquant d’une commerçante rencontrée au cours de la campagne.
«Ça nous a beaucoup touchés, on a vu vraiment que la communication sur l’incivisme fiscal est vraiment très nécessaire. Et surtout de rencontrer ces acteurs pour leur parler du pourquoi et de la nécessité de payer leurs impôts», a-t-il dit.
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Au-delà du civisme fiscal, la campagne a également porté sur l’assainissement et les mesures de prévention contre les incendies. Emmanuel Congo a, par ailleurs, relevé plusieurs difficultés constatées sur le terrain, notamment l’inoccupation de certains marchés aménagés.
«Le constat aussi qu’on a eu au cours de cette sensibilisation, il y a beaucoup de marchés vides. Vides parce que c’est construit, les boutiques sont là, certaines personnes ont vendu même leurs boutiques avec certains acteurs qui ont payé et qui sont présentement prêts pour utiliser ces boutiques mais jusque-là rien n’a été fait. Quand on demande, ils disent que c’est un travail qui avait été fait depuis (…) il y a eu des doubles attributions», a-t-il relevé.
Directeur de l’assiette fiscale communale, Lamoussa Clément Waongo, a rappelé que dans les marchés non aménagés, le droit de place est fixé à 25 FCFA par jour, soit environ 750 FCFA par mois. Il a également précisé le régime fiscal applicable aux commerçants selon leur chiffre d’affaires.

«Il faut savoir que dans les marchés comme ce sont les petites et moyennes entreprises, ils doivent contribuer en fonction de leurs chiffres d’affaires. Si ça ne dépasse pas 15 millions de FCFA par an, ils vont payer la contribution des petites entreprises. Mais s’il se trouve que la DGI vient et que la personne dépasse ce seuil, la personne sera déclassée et traitée en fonction du chiffre d’affaires qu’il fait annuellement», a-t-il expliqué.

Commerçant à Naab-Raga, Issouf Ouédraogo a reconnu que cette initiative lui a permis de mieux comprendre l’importance de l payer des impôts.«Vraiment il y a beaucoup de choses que nous ignorons alors que c’est le bien de nous tous. Par exemple, quand on les impôts c’est ça qui construit le pays, c’est ça qui paye les fonctionnaires, c’est vraiment quelque chose qui est très importante.
Chaque Burkinabè veut qu’on dise ce qu’il a contribué a aidé à faire quelque chose dans le pays. C’est vraiment une bonne initiative qu’ils ont pris pour sensibiliser tous les gens du marché pour que les impôts et les taxes puissent être payés», a-t-il salué.
W.S
Burkina24




