District sanitaire de Baskuy : L’UPD appelle à un renforcement du financement communal et de la transparence

L’Union panafricaine pour le développement (UPD) a appelé à un renforcement du financement communal des formations sanitaires du district sanitaire de Baskuy. Cet appel a été lancé à l’occasion d’un atelier consacré au bilan, à la capitalisation des acquis et à la gouvernance financière des structures sanitaires, tenu le mardi 11 août 2026 à Ouagadougou.

« Cette initiative est née d’une conviction simple : une bonne gouvernance financière est indispensable à l’amélioration durable des services de santé », a affirmé Djibril Bamogo, coordonnateur de l’Union panafricaine pour le développement (UPD).

Djibril Bamogo, coordonnateur de l’UPD
Djibril Bamogo, coordonnateur de l’UPD

Au cours de sa mise en œuvre, l’organisation a accompagné les Comités de gestion (COGES) dans l’analyse de leurs données financières, le suivi de leurs ressources et dépenses, ainsi que dans le renforcement de la transparence et des mécanismes de redevabilité.

Cette démarche a permis de mieux cerner la situation réelle des formations sanitaires, d’identifier leurs forces, leurs difficultés et, surtout, les besoins qui demeurent insuffisamment couverts. L’analyse budgétaire présentée a révélé que les dix structures étudiées affichent des besoins annuels importants. Elle met également en évidence des disparités entre les formations et l’existence de besoins non couverts dans certaines d’entre elles.

L’atelier a permis de poser un diagnostic sur la gestion financière et les besoins non couverts des structures sanitaires de Baskuy.
L’atelier a permis de poser un diagnostic sur la gestion financière et les besoins non couverts des structures sanitaires de Baskuy.

« Notre plaidoyer ne vise pas à demander à la commune de se substituer à l’État ou aux autres mécanismes de financement du système de santé », a précisé Djibril Bamogo. Selon lui, le financement doit aller de pair avec la transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance, l’objectif final étant de parvenir à un financement local plus prévisible, équitable et adapté aux besoins des populations.

Sidonie Ouédraogo, représentant la commune de Ouagadougou
Sidonie Ouédraogo, représentant la commune de Ouagadougou

Pour la représentante du président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Sidonie Ouédraogo, la santé est au cœur du développement local. C’est pourquoi il importe d’œuvrer collectivement afin que les besoins prioritaires des formations sanitaires soient mieux pris en compte dans les processus de planification et de budgétisation.

Elle a réaffirmé la disposition des services municipaux à accompagner les initiatives qui contribuent à l’amélioration de la gouvernance, de la transparence et de la redevabilité dans la gestion des ressources. Elle a, par ailleurs, encouragé les responsables des formations sanitaires, les COGES, le district sanitaire, la commune et les organisations de la société civile à poursuivre le dialogue autour des données produites et des recommandations issues de cette rencontre.

Hamza Sawadogo, président du COGES de Larlé
Hamza Sawadogo, président du COGES de Larlé

De son côté, le président du COGES de Larlé, Hamza Sawadogo, a soulevé certaines difficultés rencontrées par le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS), notamment l’absence de maternité et de laboratoire, constituant un obstacle majeur à une prise en charge optimale des patients, tout en émettant le vœu d’un soutien urgent.

A lire également👉Civisme et souveraineté : L’UPD installe les Clubs patriotiques dans les centres de formation

Létitia KATIOU, George KI ZERBO (Stagiaires)

Burkina 24

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page