Paludisme : A Ziniaré, les populations retroussent les manches contre les moustiques

À Ziniaré, la lutte contre le paludisme ne se joue plus seulement dans les centres de santé. Elle commence aussi dans les concessions, les rues et les caniveaux. Les populations de la localité ont retroussé leurs manches pour traquer les gîtes larvaires et freiner la prolifération des moustiques, les 5 et 6 septembre 2026.
Les 5 et 6 septembre 2026, le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu) a effectué le deuxième passage des Journées nationales de lutte antivectorielle dans la région d’Oubri.
Une opération placée sous un mot d’ordre évocateur : « Je ne serai pas complice des moustiques ». L’objectif n’est nul autre que détruire les lieux où les moustiques se reproduisent avant qu’ils ne deviennent une menace pour les populations.

À Ziniaré, les habitants ont ainsi investi les espaces insalubres. Eaux stagnantes, caniveaux bouchés, pneus usagés, récipients abandonnés, carrières et dépôts sauvages d’ordures ont été ciblés. Des espaces ont été remblayés. D’autres ont été nettoyés ou pulvérisés.
La bataille se joue donc au quotidien
Pour la gouverneure de la région, Sy Assetou Barry/Traoré, la mobilisation enregistrée est « très satisfaisante ». Elle a toutefois appelé les populations à maintenir cette dynamique afin de faire de la région d’Oubri un exemple dans la lutte contre le paludisme.
« La mobilisation est très satisfaisante. J’interpelle l’ensemble des populations à maintenir cette dynamique afin que nous puissions détruire tous les gîtes larvaires et faire de la région d’Oubritenga une région exemplaire dans la lutte contre le paludisme », a-t-elle lancé.
Toujours dans la veine de finir avec le paludisme au Burkina, Sy Assetou Barry/Traoré a exhorté les populations à aller au-delà de l’assainissement des espaces publics et à agir jusque dans leurs concessions.
« Nous invitons les populations à assainir leurs cadres de vie. Nous leur avons dit qu’il ne s’agit pas seulement de curer les caniveaux et de nettoyer les voies publiques. Si, dans les concessions, il y a des gîtes larvaires, notre lutte sera vaine », a-t-elle expliqué.

Pour la gouverneure, la lutte contre les moustiques ne peut être efficace sans une mobilisation de tous. Chaque ménage doit donc veiller à maintenir son environnement propre et à éliminer les potentiels gîtes larvaires. « Il est donc nécessaire pour tout le monde d’œuvrer pour garder son environnement sain », a-t-elle insisté.
Lors du premier passage, l’engagement communautaire avait permis de nettoyer 82 sites verts, de curer 188 mètres de caniveaux et de collecter 2 206 pneus. Pour cette deuxième étape, l’appel est le même. Maintenir la mobilisation et la prolonger jusque dans les concessions.
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Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24




