Mémorial Thomas Sankara : Les enfants de l’association Burkind Gouélé en visite d’imprégnation

Le jeudi 10 septembre 2026, l’Association Burkind Gouélé a conduit une trentaine de ses pensionnaires au Mémorial Thomas Sankara. Ces jeunes, autrefois en situation de mendicité, sont aujourd’hui en formation dans divers métiers comme la menuiserie, la soudure ou la culture maraichère. Cette visite a pour objectif de leur faire découvrir l’histoire et les valeurs du père de la Révolution burkinabè.
Selon Mahamadi Ouangraoua, président de l’association Burkind Gouélé, le choix de ce lieu «hautement symbolique», le Mémorial Thomas Sankara, n’est pas le fruit du hasard. « Ici, au Mémorial Thomas Sankara, c’est une autre école, une école où on apprend l’histoire et la dignité », explique-t-il. Il ajoute que les pensionnaires sont venus s’imprégner de la vie d’une figure qui « lui-même a prôné la dignité, le travail et la bravoure ».

Les pensionnaires ont ainsi exprimé leur joie de venir découvrir ce mémorial et l’histoire de Thomas Sankara qui les inspire déjà au quotidien. « Nous étions mendiants. Nous errions et dormions dans les rues. Mais depuis que j’ai rejoint l’association Burkind Gouélé, j’ai totalement arrêté de mendier et j’apprends à faire de la menuiserie. Aujourd’hui on nous a emmenés ici au mémorial et nous avons appris l’histoire du capitaine Thomas Sankara et pouvoir suivre ses pas pour le bien de notre pays», s’est exprimé Abdoul Gany Pafadnam.

Depuis sa création, l’organisation s’investit pour offrir un avenir à ces enfants. L’association compte à son actif le retrait et la formation de plus de 674 enfants de la rue en trois ans à travers des apprentissages manuels.
De plus, un nouveau site dédié à la culture maraîchère a récemment ouvert à Bassinko, tandis qu’un projet pilote mené dans l’école classique de Tampouy D a permis de former 497 élèves. Pour les responsables, voir ces jeunes abandonner la mendicité au profit du travail manuel représente une véritable « dignité retrouvée » qui leur donne de l’énergie pour poursuivre leur parcours.

Face au défi persistant de la mendicité, l’Association salue l’engagement des autorités actuelles. Pour Mahamadi Ouangraoua, voir l’autorité centrale s’emparer de cette problématique à bras-le-corps est une « joie immense ».

Tout en encourageant à ne pas baisser les bras face à ce phénomène complexe, il exprime sa confiance quant à l’avenir. « Nous avons foi qu’avec l’engagement des plus hautes autorités, et surtout même du premier des Burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, que d’ici là ce phénomène serait un mauvais souvenir», a-t-il confié.

À travers cette démarche, Burkind Gouélé entend continuer à étendre ses actions pour permettre à un nombre croissant de jeunes de tourner définitivement la page de la rue et de s’insérer durablement dans la société par l’effort et le travail.

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Fatimata SAWADOGO (Stagiaire) et Akim KY
Burkina 24




