Donald Trump défie le droit international : « Ma moralité est la seule limite »

Dans une interview accordée au New York Times le jeudi 8 janvier 2026, le président américain Donald Trump a tenu des propos qui suscitent une vive controverse sur la scène internationale. Interrogé sur les limites encadrant ses décisions en matière d’interventions militaires à l’étranger, le locataire de la Maison Blanche a affirmé que sa propre moralité constituait l’unique garde-fou à son action.
« Ma propre moralité. Mon propre esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter », a déclaré le président américain, rejetant explicitement la nécessité de se conformer aux normes juridiques internationales. « Je n’ai pas besoin du droit international », a-t-il ajouté, assumant une vision personnelle du pouvoir exécutif affranchie des cadres multilatéraux.
Tout en assurant ne pas chercher à « faire de mal à qui que ce soit », Donald Trump a relativisé l’obligation de respecter les traités internationaux, estimant que leur validité dépendrait de « la définition que l’on donne au droit international ». Une position partagée par son conseiller à la Sécurité intérieure, Stephen Miller, pour qui les relations internationales ne reposent pas sur des principes juridiques, mais sur « la puissance » et « la force ».
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Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par une intensification des opérations militaires américaines à l’étranger. Moins d’une semaine avant l’entretien, les forces américaines ont mené une opération à Caracas, aboutissant à la capture de l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro, une intervention qui aurait fait au moins une centaine de morts.
Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a également ordonné des frappes aériennes en Iran et au Nigeria, renforçant l’image d’une politique étrangère fondée sur l’usage de la force. En haute mer, il a défié la Russie en ordonnant la saisie d’un pétrolier en eaux internationales, une décision perçue comme un message direct à Vladimir Poutine.
Autre dossier sensible : le Groenland. La Maison Blanche a confirmé que le président américain n’excluait pas le recours à l’armée pour prendre le contrôle de ce territoire stratégique, une hypothèse qui marque une volonté d’expansion territoriale rarement assumée au XXIᵉ siècle.
Rupture assumée avec la justice internationale
Cette ligne politique confirme la distance grandissante entre Washington et les institutions multilatérales. Les États-Unis continuent de refuser toute adhésion à la Cour pénale internationale (CPI) et multiplient les critiques à l’encontre de la Cour internationale de justice (CIJ) des Nations unies.
À travers ses déclarations, Donald Trump affirme une vision du monde où la souveraineté américaine et la force priment sur le droit international, une posture qui alimente les inquiétudes de nombreux observateurs quant à l’avenir de l’ordre juridique mondial.




