Métiers de l’assainissement : L’ONEA parie sur la formation pour bâtir un écosystème durable et souverain

Les locaux du Centre des Métiers de l’Eau (CEMEAU) ont servi de cadre, ce mercredi 22 juillet 2026, à l’ouverture de l’atelier de validation de huit référentiels de formation et de certification des métiers de l’assainissement par l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA). Cette initiative bénéficie du soutien de l’organisation WaterAid et de la coopération allemande.  

Face aux défis sanitaires et environnementaux, le gouvernement burkinabè a réaffirmé sa volonté de placer l’assainissement au centre de ses priorités.

L’enjeu majeur de cette initiative est de doter le pays d’un cadre harmonisé pour structurer l’ensemble de la chaîne : le confinement, le stockage, le transport, le traitement et la valorisation des boues de vidange.

Flandion Idrissa Sourabié, le Directeur général de l’ONEA
Flandion Idrissa Sourabié, le Directeur général de l’ONEA

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général de l’ONEA, Flandion Idrissa Sourabié, a rappelé la vision stratégique qui guide cette réforme.

« Sous la supervision éclairée du MAERAH et en parfaite adéquation avec les orientations stratégiques des plus hautes autorités de notre État, la mission de l’ONEA ne se limite plus seulement à la fourniture de services. Elle englobe désormais la construction d’un écosystème durable, souverain et hautement professionnel ».

L’un des axes forts de ces nouveaux référentiels réside dans la transformation des déchets en ressources économiques. Le traitement des boues de vidange doit désormais déboucher sur la production de fertilisants agricoles ou de sources d’énergie, s’inscrivant ainsi dans l’ambition d’une économie circulaire et endogène.

Pour le premier responsable de l’ONEA, l’investissement dans le capital humain demeure la clé de voûte de cette transition. « À l’ONEA, nous sommes convaincus que les infrastructures les plus modernes ne sont rien sans un capital humain de qualité pour les exploiter. Valider ces référentiels, c’est donc acter la naissance d’une nouvelle génération d’acteurs capables de transformer un défi environnemental en opportunité de développement. »

Cet atelier de validation constitue le point d’orgue d’un travail de longue haleine débuté en février 2026. Après une réunion de cadrage initiale, les équipes techniques s’étaient réunies à Koudougou en mars pour l’Analyse de la Situation de Travail, puis pour l’élaboration des référentiels de certification et du Guide d’Organisation Pédagogique et Matérielle (GOPM).

Pendant cette rencontre, les participants doivent valider deux documents majeurs pour chaque métier à savoir le Référentiel de Métier-Compétence et le Référentiel de Formation.

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Cette démarche partenariale a été saluée par les bailleurs de fonds. Le Dr Lucien Damiba, Directeur Pays de WaterAid , a apprécié cette dynamique de collaboration.

« Pour WaterAid et la Coopération allemande, l’accompagnement de cette initiative portée par le gouvernement du Burkina Faso traduit notre engagement à soutenir les priorités nationales en matière de développement des compétences et de renforcement des systèmes. Notre action s’inscrit dans une logique de partenariat fondée sur l’alignement, la complémentarité et la recherche d’impacts durables au bénéfice des populations », a-t-il déclaré.

Dr Lucien Damiba, Directeur Pays de WaterAid
Dr Lucien Damiba, Directeur Pays de WaterAid

Présidant l’ouverture officielle des travaux, Yassia Kindo, Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, a salué l’engagement des acteurs tout en rappelant la portée nationale du projet.

« Doter le Burkina Faso de référentiels de formation de qualité est une contribution noble au renforcement de notre souveraineté. Les différentes expertises mises en commun garantiront l’alignement de nos outils avec les standards nationaux de formation professionnelle. Nous savons pouvoir compter sur votre expertise, votre rigueur scientifique et votre sens des responsabilités dans la conduite des travaux », a-t-il conclu.

Flora KARAMBIRI 

Burkina 24 

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