OFF DAY à Ouagadougou : 24 heures sans écran pour repenser le rapport au numérique
À l’ère du tout-virtuel, l’Équipe de recherche en éducation aux médias et au numérique (EREMN) tire la sonnette d’alarme. En partenariat avec le LAMCO et les étudiants en communication de l’Université Joseph Ki-Zerbo, l’organisation lance le « OFF DAY : 24h sans écran, 24h pour moi », un événement prévu pour le 31 juillet 2026 à Ouagadougou. Le comité d’organisation a dévoilé les grands axes de cette initiative le jeudi 23 juillet 2026.
Concrètement, ce projet vise à susciter une prise de conscience collective face aux dérives de l’hyperconnectivité. Selon Rebecca Sankara, présidente du comité d’organisation, l’objectif principal consiste à offrir aux jeunes une parenthèse de déconnexion volontaire d’une demi-journée.
Pour ce faire, le programme sera rythmé par de nombreuses activités. Il s’agit entre autres des ateliers éducatifs et citoyens ; des animations culturelles et ludiques ; des espaces d’échange axés sur le dialogue, la créativité et la réflexion critique face aux technologies.
« Concrètement, le Défi 24h invite chaque participant à suspendre volontairement, pendant une journée, son usage des écrans et des réseaux sociaux, afin de questionner son rapport au numérique et d’expérimenter d’autres formes de présence à soi et aux autres », a-t-elle expliqué.

En outre, les organisateurs ambitionnent d’instaurer une véritable culture du numérique responsable, axée sur la modération, la responsabilité et le discernement. À en croire Rebecca Sankara, certes, les technologies actuelles représentent un levier de développement incontestable, comme en témoignent de nombreuses études scientifiques.
Toutefois, leur usage abusif engendre de lourdes conséquences psychosociales. En effet, elle a martelé que la surconsommation d’écrans entraîne fréquemment une forte dépendance et une baisse de la concentration ; une diminution des interactions sociales réelles ; des troubles du sommeil, du stress et de la fatigue mentale affectant directement la santé et les résultats scolaires des jeunes.
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En conclusion, la présidente du comité a rappelé que l’enjeu majeur pour la jeunesse d’aujourd’hui ne réside pas dans le choix radical entre monde virtuel et vie réelle, mais réside plutôt dans sa capacité à les concilier de manière intelligente et équilibrée.
Aminata Catherine SANOU
Burkina 24




