Ghana : John Mahama appelle l’UA à agir contre les violences xénophobes en Afrique du Sud

Le président ghanéen John Dramani Mahama a renouvelé son appel à l’Union africaine (UA) pour qu’elle inscrive à son agenda la question de la recrudescence des violences xénophobes en Afrique du Sud. Cette demande intervient alors que la montée des tensions a provoqué le départ de plus de 160 000 ressortissants étrangers depuis la mi-mai, selon des données relayées par plusieurs pays.

S’exprimant jeudi 23 juillet 2026, le chef de l’État ghanéen a indiqué avoir évoqué le sujet avec le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, en marge d’un sommet consacré à la santé organisé à Accra.

Selon John Mahama, le président de la Commission de l’UA a reconnu « l’urgence » d’inscrire cette question à l’ordre du jour du prochain sommet de l’organisation, prévu en février 2027.

Lire aussi 👉Afrique du Sud : Les premiers ressortissants ghanéens rapatriés après des tensions anti-immigrés

« Inscrire ce point à l’ordre du jour de l’UA offre à l’Afrique du Sud une tribune formelle et constructive pour exposer son point de vue et pour œuvrer ensemble, en tant que continent, à une solution durable », a déclaré le président ghanéen.

Le Ghana avait déjà demandé à l’Union africaine de débattre de cette question en mai dernier. John Mahama estime que la réponse des autorités sud-africaines demeure insuffisante face aux violences visant des ressortissants étrangers.

Lire également 👉Ghana dit non aux États-Unis : Accra rejette un accord sanitaire de 109 millions de dollars sur les données personnelles

Il a notamment affirmé que les personnes finançant ces attaques étaient connues, tout en regrettant qu’elles puissent continuer à agir.

Le président ghanéen a toutefois insisté sur le fait que son pays ne nourrissait « aucune animosité » envers l’Afrique du Sud, rappelant que son objectif est de préserver les principes de solidarité et d’intégration africaine.

Parallèlement à cette initiative diplomatique, deux ressortissants ghanéens ont saisi la Cour pénale internationale (CPI) afin qu’elle enquête sur ce qu’ils qualifient d’« attaques xénophobes répétées » en Afrique du Sud. Les autorités sud-africaines ont rejeté cette démarche, la qualifiant d’« opportuniste ».

La multiplication des violences et le départ massif de ressortissants étrangers relancent le débat sur la protection des migrants africains et sur le rôle de l’Union africaine dans la prévention des tensions entre États membres.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page