La promotion 1996 des instituteurs adjoints célèbre 30 ans de service et d’engagement pour l’école

La promotion 1996 des 950 instituteurs adjoints a célébré son trentième anniversaire de carrière le samedi 5 septembre 2026. Sous le thème évocateur « 30 ans d’engagement au service de l’école Burkinabè : L’expérience de la promotion 1996 des instituteurs adjoints au cœur des innovations pédagogiques, des savoirs endogènes et de l’initiation au métier », cette cérémonie a été un vibrant hommage à trois décennies de dévouement à la nation.  

« Je voudrais saluer avec une émotion particulière nos camarades venus des 17 régions du Burkina Faso. Certains ont parcouru de longues distances pour répondre à cet appel de retrouvailles », a, d’entrée, indiqué le Samand naaba de Ouédsé Konsimoro royaume de Boussouma, Seydou Sawadogo, président du comité d’organisation (PCO) de cette commémoration. La présence de ces derniers témoignent selon lui que malgré les responsabilités et les kilomètres les liens restent solides depuis 1996.

Le Samand naaba de Ouédsé Konsimoro royaume de Boussouma, Seydou Sawadogo

« C’est cette fraternité qui fait la force de notre promotion », a indiqué le PCO. Brigitte Sawadogo, chargée de missions et représentante du camarade Jacques Sosthène Dingara, a retracé l’histoire singulière de cette promotion.

Elle a rappelé qu’en 1996, ils étaient 950 jeunes, constituant l’avant-dernière promotion des instituteurs adjoints recrutés par l’État avant la fin du recrutement en 1997. La durée de leur formation a été d’un mois. « Vous représentez ainsi un maillon essentiel de l’évolution de l’école Burkinabè », a-t-elle déclaré.

Brigitte Sawadogo

Elle a ainsi salué leur parcours exemplaire. « En 30 années de carrière, vous avez accompagné toutes les grandes mutations de notre système éducatif. Vous avez servi dans les villages les plus reculés, comme dans les centres urbains, parfois dans des conditions difficiles, avec une seule priorité : assurer à chaque enfant une éducation de qualité », a fait savoir Brigitte Sawadogo.

La cérémonie a été marquée par l’inauguration d’une case de l’enseignant au sein du musée national et aussi d’une plantation d’arbres, symbole de leur ancrage culturel et de leur volonté de laisser une trace durable. Karim Toé, coordinateur de la promotion a exposé la vision derrière cette case.

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« Nous avons fait œuvre utile. Cette case restera à jamais gravée dans nos têtes. Nous envisageons déjà de mettre une bibliothèque que nous allons ériger ici. Nous lançons un appel à nos grands-frères, à nos papas retraités, à tous ceux qui ont des anciens documents, de passer au musée, de les déposer », a-t-il déclaré.

L’entrée de la case

Un appel pour faire de ce lieu un espace de mémoire et de documentation pour tous les éducateurs du Burkina Faso, afin que les générations futures puissent « voir la vie de l’enseignant et les documents qu’ils ont utilisés pour que l’éducation aujourd’hui soit une bonne éducation », a clamé Karim Toé.

L’interieur de la case

Au-delà des retrouvailles, cette célébration fut un appel à la poursuite de l’œuvre. Brigitte Sawadogo a invité les jubilaires à demeurer des « mentors, des conseillers et des personnes ressources au service de notre système éducatif », soulignant que leur mission ne s’arrêtera pas à la retraite.

« Les grands bâtisseurs ne cessent jamais de construire. Ils transmettent leur savoir, inspirent leurs successeurs et éclairent durablement le chemin de la nation », a-t-elle conclu.

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