Fraude et corruption dans les marchés publics, deux filiales d’Alstom exclues de la Banque mondiale

La banque mondiale a exclu deux filiales du groupe français de transport et d’énergie Alstom, épinglées pour un contrat litigieux en Zambie. L’institution de Bretton Woods entend par là sévir contre toute forme de manipulation dans la gestion des marchés qu’elle finance.

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La porte des projets de développement financés par la Banque mondiale vient donc de se refermer soudain pour une période de trois ans sur Alstom Hydro France et Alstom Network Schweiz. Mises en cause par l’entité chargée de lutter contre la fraude, la collusion et la corruption, elles vont du reste devoir  verser 7,2 millions d’euros «à titre de restitution».

En effet, le litige porte sur un contrat décroché en 1998 en Zambie de réhabilitation du secteur de l’électricité (Zambia Power Rehabilitation Project) et financé en partie par la Banque mondiale. Alstom qui ne disposait pas de représentation avait fait appel, pour pousser sa candidature, à un consultant local rémunéré à 110 000 euros. Une enquête démontre plus tard que ce consultant était en relation avec l’ancien ministre zambien de l’Énergie.

La décision prise par la banque le  22 février dernier vise, au-delà de sa détermination à imposer des normes rigoureuses d’intégrité (25 entreprises radiées depuis janvier dernier), à faire exemple. Osons espérer que la chasse ouverte par l’institution internationale contre les malversations opérées sur le continent africain va se poursuivre. Cela aura au moins pour mérite de chasser hors du continent les multinationales véreuses qui clouent au sol les entreprises africaines et financent les dictatures.

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