Conte théâtralisé : « L’Echo du placenta », le courage de la femme

Le vendredi 18 janvier 2013. Sur la scène du Carrefour International de Théâtre de Ouagadougou (CITO), des conteurs se partagent la parole. Le fil du même récit est tenu par plusieurs acteurs qui se le passent, pendant près d’une heure d’horloge. Un conte se décline sous la forme d’une pièce de théâtre avec pour titre « L’Echo du placenta ».

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Les conteuses en pleine prestation (photo: Burkina 24)
Les conteuses en pleine prestation (photo: Burkina 24)

Est-ce que la femme n’a pas le droit de prendre position ? N’est-ce pas elle qui porte la régénérescence de l’humanité en elle ? N’est-elle pas capable d’apporter sa pierre à l’édification d’un monde plus gai ? Le roi Sutoonoma, très aimé de son peuple, avait 20 femmes et 40 filles. Selon la coutume multiséculaire, aucune de ses filles ne peut lui succéder après sa disparition. Un jour, qu’il tombe gravement malade les  féticheurs lui disent qu’il n’y a qu’un fils de son sang qui doit lui rapporter le remède nécessaire à sa guérison.

Très touchée par la tournure prise par les évènements, la 40e fille du roi, Sémina, la plus jeune de toutes, décide d’aller à la quête du remède miracle pour guérir son père mourant, cet homme là qui a toujours fait de la place aux femmes dans son royaume. Différents stratagèmes l’aideront à atteindre son objectif…

L’apologie du conte

Tel est en substance le nœud de cette histoire racontée par quatre conteuses et conteurs que sont Edwige Kiemtaremboum, Adjara Simporé, Maïmouna Guira, Amina Coulibaly, Brice Poda, Pacôme Kaboré et Ablassé S. Zongo. Soutenus par la musique et des chants, L’Echo du placenta met aussi en lumière les considérations actuelles sur la deuxième moitié du ciel qui, parfois, se résument à une marginalisation. Mais, comme le phénix, elle renait de ses cendres pour toujours donner du souffle à l’humanité.

 Mis en scène par Boukary Tarnagda et Issa Tiendrebeogo, ce spectacle est une œuvre artistique de l’association des conteurs de Ouagadougou dénommée « A l’Ecole des Ancêtres ». Existant depuis 2008, cette association vise, entre autres objectifs, à promouvoir le conte sous toutes ses formes, à contribuer à la revalorisation du patrimoine oral au Burkina Faso, à la professionnalisation du métier de conteur et à offrir un cadre de concertation et de formation aux conteurs et à tous ceux qui s’intéressent aux arts de l’oralité.

 La pièce L’Echo du placenta est encore à l’affiche à l’Espace Culturel Gambidi (Théâtre de la Fraternité), situé du côté nord du Musée National, le mercredi 23 janvier, à 20h00, en soirée spéciale, Hommage au Professeur Jean-Pierre Guingané, disparu le 23 janvier 2011.

        Rialé

 

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Rialé est artiste-comédien et résidant a Ouagadougou.

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4 commentaires

  1. juste f?licit? le jeune conteur pac?me Kabor? qui nous emport? avec son verbe et son jeu vraiment merci a toi et tout l’equipe .bon courage

  2. Et oui. Comme quoi, la femme a sa place et son r?le ? jouer dans la soci?t?. Pour le 2e anniversaire de d?c?s du Pr Jean-Pierre Guingan?, rien de tel pour lui rendre hommage. Aux femmes du Burkina Faso: c’est dans le travail et la pers?v?rance que les portes du succ?s s’ouvriront ? nous. Courage ? toutes!

  3. Courage aux metteurs en sc?ne. Le compte et le th??tre, mis ensemble sous la forme d?crite, ?a donne envie de voir ce spectacle.

  4. Je voulais juste saluer le metteur en sc?ne, Boukary Tarnagda. Du courage mon fr?re !

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