Communication : Le Premier ministère disséqué par un impétrant

« La Communication institutionnelle au service du rayonnement du Premier ministère du Burkina Faso: acquis, limites et solutions », c’est  la thématique abordée par l’impétrant, Ouaogarim Roger Sankara,  dans  son mémoire de fin de d’études en vue de l’obtention  du Master professionnel en Management de la communication des entreprises et des institutions. C’était le samedi 31 décembre 2014 à Sup Management Burkina, en présence de parents et amis.

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L’impétrant, qui travaille à la « Primature », a relevé les acquis et les insuffisances de la communication institutionnelle du Premier ministère. Pour se faire, il  s’est basé sur des enquêtes  non seulement sur la qualité de l’information des agents du Premier ministère et  sur l’image de ceux-ci sur l’institution,  mais également sur la perception du public sur le Premier ministère.

Au plan interne, il ressort  de cette enquête que 65% des agents sont toujours ou souvent informés des activités de l’institution. 35% le sont rarement ou jamais. 64% des agents ont une image bonne ou acceptable de leur institution. Au plan externe,  l’enquête révèle également des acquis de la communication institutionnelle du Premier ministère.

 Les couvertures médiatiques, les outils et supports employés (à savoir les publications telles que La Dépêche, Les Annales), les Relations publiques et les Relations-presse assurent la notoriété et l’image positive du Premier ministère auprès du public. 69, 9% des personnes enquêtées ont une bonne  ou acceptable image du Premier ministère.

En ce qui concerne les insuffisances,  au plan de la communication interne,  Roger Sankara note l’absence d’une boîte à idées, au  manque de visibilité du tableau d’affichage, à la faible diffusion de la revue de presse et de l’agenda du Premier ministre, à l’absence d’Intranet et de l’audiovisuel institutionnel.

Selon l’étudiant, la communication externe, elle, souffre de manquements  liés aux actions de Relations-presse, à la faiblesse des visites de groupes, à l’absence d’évènements grand public, aux imperfections du site Web de l’institution, au défaut de pages  socio-numériques propres au Premier ministère, à  l’inexistence d’émission radiotélévisée,  de rubrique ou   page de presse écrite exclusivement dédiée à l’institution. Conséquence : seulement 1, 7% du public enquêté connaît le rôle du Premier ministère, à savoir la coordination  de l’action gouvernementale.

En termes de suggestions, Roger Sankara a proposé, au plan interne, la création d’au moins une émission radiotélévisée et d’une rubrique de presse écrite sur le Premier ministère, l’organisation de journées portes ouvertes et d’évènements grand public, le perfectionnement du site www.gouvernement.gov et la présence du Premier ministère sur les réseaux sociaux semblent «la voie du salut de l’institution».

 Mais tout ceci passe par  le renforcement  des capacités de communication de l’organisation par la formation de  l’ensemble du personnel à la communication interne et du  personnel communicateur à porter les actions de communication, la  dotation de  la Direction de la communication du Premier ministère en moyens humains, logistiques et financiers pour le succès de sa mission.

Le jury a sanctionné le travail de l’impétrant par la note de 16/20.

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Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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Un commentaire

  1. Tout ?a pour juste un master… et les agr?g?s ils vont faire comment ? (oui, je sais, je n’ai pas de grand dipl?me moi, mais ya foye)

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